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Tome premier.
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293-294
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ASI — AS1

r!) p* ia . meau ; I éléphant, etc. On compte en Asie (roiss'nli> S , ama '»os principales : la caucasienne, la mon-rian 61 ■? ma l a * se 7 auxi|iiellos il faut joindre la sibé-nioil *^ n ^ *' ar * e ,lne '1° langues : l'arabe

elini i 6 ’-* 0 * urc > l’hindoustan, le chinois, le mand-chrir ° J a I >ona ' s i etc. Cinq différentes religions, le1 - I l,ai| isine, le niahoinéiismc, le sabéisme, lecon ! l ! a,l j snie cl I e bouddhisme y dominent.—On re-unatt l’Asie pour le berceau du genre humain; laP 111 *®! > a Chaldce, sc disputent l'honneur' V0 J. r élé la première contrée civilisée. On trouvenin 1 ' i l a W u P' ,r * des arts en Asie de temps immé-orial : l acier, la pourpre, la porcelaine, l'art dec ‘ re des tapis, l'imprimerie, la boussole, y sontdepuis des siècles. C'est là aussi que se sontnn<i s les plus grands empires connus, ceux d'As-■ Jne, (la Iîabylone, de Perse, l'empire d'Alexandre,ÇUx des Arabes, des Ottomans, des Mongols; mais lal'Uparl de ces puissances colossales se sont écrou-jes aussi vite quelles sciaient élevées. L’Asie n’a16 connue des Européens que par degrés. Long-ctnps les Grecs ne connurent (pie l’Asie Mineure, lajoleliide, la Syrie; les relations des Grecs avec leserses cl les conquêtes d’Alexandre étendirent cesconnaissances. Au iv e siècle commencèrent les pè-eianages au tombeau du Christ ; à la lin du xi e , lescroisades ; aux xm c et xiv* siècles eurent lien lesJoyages scicnlifiiiues de Marco Paolo, Rubruquis,“ u Plan de Carpin, etc. Au xv c siècle, Vasco de Gainaarr iva à l'Inde en doublant le cap de Bonne-Espé-rance (14*17). Mais ce n'est qu'au xvrn e siècle, etaans ces derniers temps, que toutes ces contrées, et•'Urtoui l’Asie centrale, ont commencé à être vrai-ment explorées. * L'agriculture avait fait de grandsprogrès en Asie longtemps avant qu'elle eût pénétréj'.n Europe : on pense généralement que nous avons''re de l'Asie presque toutes les céréales, le blé noir0,1 sarrasin, les plantes potagères, les plantes à four-!’ a K?s, les légumes et la plupart des arbres fruitiers ;e ri/, est également connu de toute antiquité dansJ Asie méridionale, et forme encore la principalebase de la nourriture des habitants. Parmi les ani-niau.x sauvages, on remarque : dans le nord l’oursblanc, le renne, le renard noir, l’isatis, l'hermine, laJbarlre, la zibeline et un grand nombre d'animaux àfourrure; dans les régions tempérées, divers genres[le gazelles, dont une donne le musc; dans le midi,jéléphant, le rhinocéros, le chameau, le lion, le"Ki'ft, la panthère, le chacal, un grand nombre d'es-Peces de singes, d'énormes serpents, etc. Les phoquesabondent sur les bonis des mers septentrionales etues grands lacs. Les forêts sont peuplées, entre lefrange et l'Indus, de paons, de faisans et de ces coqsqu'en raison de leur origine nous avons nommes" Inde, et qui sont naturalisés partout ; les chameauxet les dromadaires servent de bêtes de somme et demonture dans une grande partie de l’Asie; les che-'•fux de la Perse et de l’Arabie sont renommés pourleur beauté et leur vitesse. On pêche sur quelqueseûtes du midi les plus belles perles. Les Hindous etles Chinois s’adonnent de temps immémorial à l'édu-ca 'ion du ver à soie, qui ne fut apporté en Europequ au vi c siècle. La religion. les sciences, les arts :•°ut nous est venu de l'Orient ; mais l'histoire decelle civilisation ne nous est pas complètementconnue, non plus que celle des migrations des peu-ples nombreux qui, avant et pendant le moyen âge,eut quitté l’Asie pour envahir successivement l'Eu-fup.e, cl y fonder, par la force, des gouvernementspolitiques sur les débris de l’empire romain.

A ? ,E axcikxxk. Les bornes de l'Asie connue desanciens étaient : à 10. le 'l'annïs (Don), le Palusaurons (mer d’Azof), le Pont-Euxin (mer Noire),

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la mer figée (Archipel); au S. le golfe Arabique etla mer firglhrée (mer d'Oman). Ils connaissaient lamer Caspienne et le lac Chorasmias (mer d'Aral);à l'E. et au N., ils n'avaient guère pénétre plus loinque l'Inde et la Scythie (Tartarie). Le pays ilesSèrcsou Sinæ (Chine) n’était connu que de nom. L'Asie,ainsi restreinte, avait pour principales montagnes :le Caucase, le Taurus, les chaînes du Liban, I A-rarat, le Paropamisus, le Zagros et l lmaiis. Lesprincipaux fleuves étaient ; l'Euphrate, le Tigre, leJourdain , l'Ilydaspe, l'Indus, le Gange, l'Oxus etl'Araxc. On distinguait dans l'Asie environ douzegrandes régions, savoir : l’Asie Mineure ( vny. ci-dessous), l'Arménie j la Parthic, la Mésopotamie, laBabylonie ou Chaldec, l’Assyrie, la Syrie, la Col-chidc, l’Arabie, la Perse, l'Inde, la Scythie ou Sar-matie. — L'Asie romaine ne s'étendait guère au delàde l'Asie Mineure; elle forma d'abord 11 provinces etporta le nom d'Asie proconsulaire. Plus lard elles'accrut de la Syrie et de quelques portions de l'Ar-ménie et de l'Arabie. Sous Constantin et ses succes-seurs, l’Asie romaine fut partagée en trois diocèses :diocèse d'Asie, subdivisé en Ilellespont (Mysie),Lydie, Carie, deux Phrygies, Lycaonie, Pisidie, Pam-piiylic; diocèse de Pont, subdivisé en Bilhynie, Ho—norie, Paphlagonie, 2 Ponts, 2 Cappadoces, 2 Armé-nies, 2 Galaties; et diocèse (l'Orient, subdivisé en2 Cilicies, Osroène, 3 Syries, 2 Phénicies, 3 Pales-tines, 2 Arabies. L’Asie indépendante comprenaittout le reste de l’Asie.

asie mixecre. Asia Minor, nu]. Anatolie, nom donnépar les Romains à la presqu'île la plus occidentale del'Asie, pour la distinguer du continent, qui s'appe-lait l'Asie Majeure, Asia Major. Elle était, bornée àl’E. par l'Arménie et la Syrie ; au N. par la merNoire; à l’O. par la mer Egée, et au S. par la Médi-terranée. L'Asie Mineure est traversée par plusieurschaînes de mont, détachées du Taurus et du Cau-case; elle est arrosée par le Méandre, l'IIermus, leSangarius, l'Halys et l'Iris. On y distinguait 11 con-trées principales, savoir : à l'O., la Mysie, la Lydie,la Carie, la Lyeie ; au N., la lîithynie, la Paphlagonie,le Pont; au S., la Pampliylie, la Pisidie et la Cilicie;■au centre, la Phrygic et la Cappadocc. Tout le ri-vage occidental était occupé par les colonies grec-ques : les Éoliens au N., les Ioniens dans la Lydie,les Dorions au S., y avaient fondé des villes qui ledisputaient, pour la richesse, la civilisation et lapuissance, à celles de la Grèce : telles étaient Éphèse,Phocée, Milet, Ilalicarnasse, Lampsaque cl Guide.Les autres villes importantes de l'Asie Mineureétaient : l’antique Troie, capit. de la Troade, dansla Mysie; Amisus, Pcrgame, Pruse, Cyzique, Amasie,Sinopc, Nicée, Nieoinédie, Chalcédoinc, au N. ; dansla Plirygie, Ancyre, Apamée et Laodicée; dans laCappadocc, Césarée, Sébaste, Mélitène; au S., Slra-tonice, Telmesse, Tarse et Sélcucie. Les îles princi-pales qui dépendaient de l'Asie Mineure sont cellesde Lesbos, Chios. Cos, Samos, Rhodes, sur la coteoccidentale, Chypre au S. Toutes ces îles furent oc-cupées et colonisées par les Grecs.—L'Asie Mineurea été connue de toute antiquité. Elle a vu fleurir lesempires de Troie (du xv au xu 1 ' siècle av. .1. C.) etde Lydie (du x' au vi c siècle), les colonies grecquesd'Ionie, d'Éolie et de Doride, puis les royaumes deBithynie. de Paphlagonie, de Pont et de Cappadocc,qui, après avoir-été longtemps indépendants, furenttous soumis à la domination des rois de Perse. Alorsl'Asie Mineure forma quelquefois une seule satrapieet comme une espèce d’apanage, notamment sousArlaxercc Mnémon (iOi-ll)t ), qui la donna à soufrère Cyrus le Jeune. Conquise par Alexandre, elleéchut après sa mort à Antigone; et après la mort de