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F’ronsac, son neveu, et fut peu après pourvu (le l'ab-baye d'Aubignac, (lent il conserva le nom. lise livraà la littérature, et fut en relation avec les plus beauxesprits de son temps. On a (le lui la Pratique tluThéâtre, 1657, souvent réimprimée, sorte de com-mentaire de la Poétique d’Aristote, où sont soutenuesles trois unités; des romans, et quelques pièces dethéâtre, entre autres une tragédie en prose, Zénobie,qui fut représentée sans succès. 11 est surtout connupar ses querelles avec Corneille, dont il critiqua avecpassion les tragédies, el avec Ménage, contre lequelil publia Térence justifié. D'Aubignac est un des pre-miers qui aienl soutenu qu'ltomère est un person-nage chimérique, et que les poèmes qu'on lui attribuene sont qu’un recueil de pièces détachées.
AUBIGNÉ (Théodore-Agrippa a’), un des favorisde Henri IV, né en 1850, à Saint-Maurice près dePons en Sainlonge, était zélé calviniste, et se lia debonne heure avec le jeune roi de Navarre, qui leprit d’abord pour écuyer ou aide de camp et lenomma dans la suite maréchal de camp, gouverneurd'OIoron et de Maillezais, et vice-amiral de Guyennecl de Bretagne. II est un de ceux qui contribuèrentle plus par leur valeur à placer Henri IV sur le troue;mais il n’en fut pas fort généreusement récompensé.Il avait une franchise el une causticité qui conve-naient peu à un courtisan. Après la mort de Henri IV,il vécut dans la retraite et composa plusieurs écritsdont le principal est une Histoire depuis tout) jus-qu’en 1001 , Maillé, 1010-20 et 1020, 3 vol. in—fol-,ouvrage où il parle avec beaucoup de hardiesse.Cette histoire ayant été condamnée par le parlement,d'Aubigné se retira à Genève (1020). Il y mourut en168(1. On a de lui des mémoires sur sa vie, sous leIiIre d’// isloire de Théodore-Agrippa d’Aubigné, écritepar lui-même. On lui attribue les Aventures du baronde Funiesle, 1617, el la Confession catholique du sieurde Sancg (dans le journal de l'Étoile), satires mor-dantes contre plusieurs personnages de son temps.Il avait aussi fait des vers dans sa jeunesse, entreautres un long poème satirique intitulé Tragiques,clans lequel on Icouve une singulière vigueur. Oncite de d’Aubigné un Irait semblable à celui de lté-gulus. Fait prisonnier par Saint-Luc pendant laguerre civile (1585), il obtint sur parole d’aller passerquelques jours à la Ilochelle ; dans l’intervalle, il ap-prit que Catherine de Médicis avait donné, l’ordre desa mort; il n'en revint pas moins au jour dit.—D'Aubigné fut grand-père de madame de Maintenait ;elle était fille de Constant d'Aubigné, son second fils.Ce Constant d’Aubigné encourut la disgrâce de sonpère, en abjurant le calvinisme, el en révélant les se-crets du parti.
AUB1GNY, ch.-I. de eanl., Fr. (Cher} , à Ai kil.N. de Bourges, sur la Nère; 2,881 bah. Truites re-nommées. Draps communs, etc. Commerce de laine,toile, fils, cire, cuir. Celte ville fut brûlée sous leroi Jean par les Anglais ; c'était le ch.-l. d'un anciencomté, qui fut érigé en duché-pairie par Louis XIVen faveur d’un fils naturel de Charles II d’Angleterrecl de la comtesse de Porlsmoulb.
AiniGxv, ch.-l. de canton. Fr. (Pas-de-Calais), à18 kil. K. de SI.-Pol; 666 hab. s de calicots.
* ALlîLAIN, coin. rur. de Belgique, prov. deNamur, arr. adm. de Philippevillc, arr. jud. el à45 kil. de Binant ; 180 hab.
AURONNE, jolie petite ville de Suisse (Vauil), surune rivière de même nom, à 17 kil. S. 0. de Lau-sanne ; 1,600 hab. Vins Irès-cstimés. Tombeau deDuquesne.
* AUBREMÉ (Alexandrc-Charles-Ioseph-Ghislain,comte d'), lieutenant général au service des Pays-Bas, commandeur de l'ordre du Lion Belgique, naquit
à Bruxelles en 1773. Il entra au service de France en1762, [mis passa, avec l'autorisation du gouverne-ment français au service des Provinces-Unies, f e ~tourna ensuite au service de France en 1810. Colonelen 1812, général-major dans l'armée des Pays-B®*en 1815, il commandait une brigade à Waterloo'’adjudant général en 1818, commissaire général (le 1®guerre en 1819, il rentra dans la vie privée en 1 H 30 ,ayant obtenu le grade de lieutenant général. Il es [mort à Aix-la-Chapelle eu 1885, regretté el estinmcomme un des plus braves el des plus habiles géné-raux de l’armée belge.
AUBIUET, peintre d'histoire naturelle, né en lfiolà Chàlons, mort à Paris en 17-13, accompagna Tour-nefort dans le Levant, fil. les dessins de ses Élément*de botanique et les figures de son Voyage. A son re-tour, il succéda à J. Joubcrl comme peintre a"Jardin-du-Itoi, et continua la collection de dessins deplantes sur vélin commencée par Nie. ltoberl.
AUBRIOT (Hugues), intendant des finances et pré-vôt de Paris sous Charles V, né à Dijon, décora Parisde plusieurs monuments, fil construire le pont auChange, le pont St.-Michel, et fit bâtir, entre autresédifices, la Bastille (1369). Il fut lui-même enferméun des premiers dans celle prison comme suspectd’hérésie. Il en fut tiré en 1381 par les Maillotins,qui voulurent le mettre à leur lêle; mais il refusa cedangereux honneur. Il mourut en 1382.
AUBIIY (François), conventionnel, né à Paris en1730, servit d'abord dans l'artillerie, fut député à laConvention par le département du Gard, en 1792;devint, après la chute de Robespierre, membre ducomilé de salut ""s, et dirigea en celte qualitéles opérations militaires. Le 18 fructidor an V ( I sep-tembre 1797), il fut déporté â Cayenne par le Direc-toire; il parvint à s'échapper avec Pichegru, mais ilmourut en route, â Démérnry (1799).
ai «a y de Monldidier, chevalier français, fut assas-siné en 1371, près de Montargis, par un de ses com-pagnons d’armes, Richard de Maeaire. Le crime, restéquelque temps inconnu, ne fut découvert que par lespoursuites opiniâtres du chien de la victime, lequels'élait attaché aux pas du meurtrier. Le roi Charles Vordonna un combat en champ clos entre Maeaire etle chien (â 1'ilel.ouviers). L'assassin succomba.
AUBURN, ville de l'État de New-York, à 400 kil.N. ü. de New-York; 5,500 hab. Pénitencier ; travailen commun et silence.
AUBUSSON, Albutio, ch.-l. d'arr., Fr. (Creuse), à40 kil. E. de Bourganeuf, sur la Creuse; 1,828 hab.Collège. Ancien château, où fut enfermé Zi/.im. Ma-nufacture royale de tapis, fabrique de gros draps, etc.— L'arr. d'Aubusson a 10 caillons (Évaux, Auzance.Croeq, la Courline, Gentioux, Fellelin, St.-Sulpicc,Chenerailles, Bellegarde, plus Aubusson), 113 connu.
AUBUSSON (Pierre n'j, grand maître de l'ordre deSaint-Jean de Jérusalem, né dans la Marche en 1123,mort en 1503, se mit d'abord au service de l'empe-reur Sigismond et se signala en Hongrie contre lesTurcs; il accompagna ensuite Charles Vil au siègede Monlereau. Reçu chevalier â Rhodes, il fut élugrand maître en 147(1; il fil aussitôt bâtir plusieursforts pour la sûreté de file, menacée par les Turcs,el soutint en 1180 ce fameux siège auquel Mahomet IIemploya 100,000 hommes, et que les Ottomans fu-rent obligés de lever après une perte considérable.En récompense de ses services, il fut. fait cardinalpar Innocent VIII. A la fin de sa vie, il devait com-mander une nouvelle croisade contre les Turcs: maisl'entreprise ne s'exécuta pas. D'Aubusson a été sur-nommé le bouclier de l’Église.
AiBissov (François), duc de la Feuillade. loi/.
FKl U.LAIIE.