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Tome premier.
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ALDIGUIER (Vital i>‘), né vers 1565 à Yillefranche,nu à la Ménor, dans le Bouergue; mort vers 1030,assassiné ; suivit successivement les carrières, de lamagistrature, des armes <;l des lettres. Il a traduit del'espagnol les Ko nvçlles de Cervantes, les Travauxde. Persilès cl de Sigismonde, du même ; les Aventuresde Lazarille, et a composé le Vrai et ancien usagedes duels, 1617.

AUD1N (J. V. 11.), écrivain, né à Lyon en 1790, futlongtemps libraire à Paris. Après s'être essayé dansla critique littéraire et la politique, il se consacra àdes recherches sur l'histoire de la religion, et écrivitdu point de vue catholique plusieurs monographiesqui lui ont fait un nom justement célèbre : Histoirede la vie, des écrits et de la doctrine de Luther, 1839;llist. de Calvin, 18-H ; llist. de Léon X, 1844: llist.de Henri VIII, 1847; tous ouvrages rédiges sur despièces originales, mais déparés quelquefois par l’af-fectation du style, romantique. L 'Histoire de la Saint-Harthélemy, que l'auteur a écrite au début de sa car-rière littéraire, est le moins important desesouvrages,et il se proposait d’y faire une foule de changementslorsque la mort est venue le surprendre dans un âgepeu avancé. C’est à Andin qu'on doit la plupart desCuides du voyageur connus sous le. pseudonyme deISichard. Il mourut en 1851, à son retour d'un voyageen Italie, où il était allé pour rétablir sa sauté.

AUDINC01JRT, ch.-l. de canl., Fr. (Doubs), sur leDoubs, à 4 kit. S. E. de Montbéliard; 2,024 hab. Hautfourneau, forges, etc. Fonderie de canons.

AUDINOï (Nie. Médard), acteur et auteur drama-tique, né à Boni-mont vers 1740, mort à Paris en1801. joua d'abord au Tliéùtre—Italien ; il éleva en1769, à la foire Saint-Germain, un petit théâtre demarionnettes, dont chaque figure imitait un acteurde la Comédie-Italienne. Les comédiens de bois at-tirèrent la foule; et bientôt Audinot put fonder lasalle de YAmbigu-Comique, où il substitua des enfantsà ses marionnettes. En 1772, il fit représenter degrandes pantomimes, qui firent sa fortune. Il a com-posé te Tonnelier, opéra-comique.

AUDIN-RÜUYIÈRE (Joseph-Marie), médecin, néen 1764 à Carpenlras, mort en 1832 du choléra àParis, est surtout connu par un ouvrage intitulé laMédecine sans médecin, publié pour la première foisen 1794, refondu en 1820, et qui a eu treize éditions.Il amassa une grande fortune en vendant des grainsde vie ou grains de santé, remède secret qu'il don-nait comme un remède universel; ce n'est que letoni-purgalif de Frank.

AUDOUIN (Pierre), habile graveur de Paris, 1768-1822, grava d'après le Corrége, Raphaël, Lesucur, etc.Il s'était déjà fait connaître par de beaux morceaux,parmi lesquels on remarque le Christ au tombeau,ta Vierge dite la Belle Jardinière, la Charité, lors-qu'il fut choisi, au retour des Bourbons, pour graverles portraits des princes de la Famille royale, ainsique des souverains étrangers et des principaux per-sonnages de l'époque ( Alexandre, Wellington, Mar-mont, etc.), ce qui lui valut le litre de graveur du roi.

ai woiurv (Victor), naturaliste, né en 1797 à Paris,mort en 1841 , était destiné au barreau; mais il pré-féra l'étude de la nature. Il se (if recevoir médecin,fut nommé en 1823 sous-bibliothécaire de l'Institut,créa en 1824 les Annales des Sciences naturelles,suppléa dès 1825, an Muséum, Lamarek et Latreilio;obtint, à la mort de ce dernier, la chaire d'entomo-logie; parcourut, de 1826 à 1829, avec M. Milne Ed-wards, les rôles de Normandie et de Bretagne poury faire, des observations, qui parurent en 1832 sous lelitre d 'Histoire naturelle du littoral de France;s'adonna spécialement depuis à l’étude des insectesnuisibles à l'agrieullure et dos moyens de les dé-

Iruire; fit dans ce but, en 1835, des recherches si»’la pyrale de la vigne; consacra les années suivante*à des voyages .scientifiques, mais succomba préma-turément, épuisé par le travail et par des chagrinsde famille. Il avait élé admis en 1838 à l’Académie dessciences (section d'économie rurale). Parmi ses nom-breux mémoires, on remarque ceux sur les Crusta-cés (1828), où il décrit la véritable circulation éusang dans ces animaux, sur la Muscardine. tnalaih®du ver à soie (1836), et sur la Pyrale (1837). Il rédi-geait au moment de sa mort l' Histoire des insectesnuisibles à la vigne, qui a élé terminée par Milo®Edwards. 11 était de la Société d'agriculture et avaitélé un des fondateurs de la Société enlomologique :M. Duponchel lui a consacré une Xotice étenduedans les Annales de celle dernière société; M. Milii®Edwards a prononcé son Éloge à la Société d'agri-culture en 1850. — Audouin était gendre d’AlexandreBrongniart.

AUDRAN. nom d'une famille de Lyon qui, dans leXVII e siècle, a produit plusieurs artistes très-eslimés.Le plus célèbre est Girard Audran, né à Lyon en 1640,mort à Paris en 1703, que l'on regarde encore aujour-d'hui comme l’un des premiers graveurs d'histoire.Il employa plusieurs années à se former dans l'art dudessin, étudia à Paris sous Lebrun dont il resta l'ami,puis alla se perfectionner à ltomc; Colbert le fixa àParis en lui donnant, une pension, et utilisa ses ta-lents. Il grava, entre autres tableaux : les Bataillesd’Alexandre de Lebrun, Y Enlèvement de la Vérité, etplusieurs autres tableaux de Poussin ; le Martyre desaint Laurent de Lesucur. On a aussi de lui un Re-cueil des proportions du corps humain. — Les autresartistes du même nom sont : Claude, père de Girard;Charles, son oncle, tous deux graveurs; Claude, sonfrère, peintre et élève de Lebrun ; Benoit et Jean, scsneveux, graveurs.

* AFDREGNIES, com. rur. de Belgique, prov. deHainaul. arr. adm. et jud. de Mons, dont celle com.est à 23 kil. ; 826 hab.

AUDIttiICK, ch.-l. de canl., Fr. (Pas-de-Calais), à8 kil. N. E. d'Ardres; 1,165 hab.

AEDFBON (J. J.), le premier ornithologiste dunouveau monde, né en 1780 à la Nouvelle-Orléans,de parents aisés, d'origine française et protestante,mort en 1851, fut élevé à Paris, où il suivit avecsuccès les leçons du peintre David, parcourut l'Amé-rique de 1810 à 1834, menant par goût la vie errantedu chasseur, observant la nature avec passion et lareproduisant dans ses dessins avec un talent supé-rieur, vint passer plusieurs années en Angleterrepour y publier le résultat de ses travaux, et y filparaître en 1826 et années suivantes les Oiseauxd’Amérique ( the Birds of America, Londres, in—fol.atlas), ouvrage également remarquable par l’exac-titude des détails et par la beauté de l'exécution : laplupart des oiseaux y sont représentés de grandeurnaturelle. Cuvier a dit de cet ouvrage : » C'est leplus magnifique monument que l'art ait jamais élevéà la nature. » De retour dans sa patrie, il se fixa prèsde New-York, et entreprit la description des Quadru-pèdes d'Amérique, qu'il publia avec le concours dul) r Bachman : il ne termina ce grand ouvrage quepeu de mois avant sa mort. Il avait eu aussi pourcollaborateurs ses deux lils, qui continuent ses tra-vaux.

AUDUN-LE-ROMAN, ch.-l. de canl.., Fr. (Moselle),à 1!) kil. de Thionville; 300 hab. Manufaet. d'armes.

ALDUS, riv. de l'Afrique septentrionale, dans laNmnidio, auj. I’aiioisk.

AUKRitACH, ville (l'Allemagne, en Saxe (Yoigllantl),à 20 kil. E. dePlauen; 3,000 hab.

AUERSBEIIG, Arupium , château seigneurial des