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Tome premier.
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sa naissance. Dès qu'il fut né, on le remit à Ino, satante, qui l'éleva avec le secours des Nymphes, jus-qu’à ce qu'il fût en âge d'êlre instruit par les Museset par Silène. Dès son enfance, il triompha de tousles dangers auxquels Junon l'exposait continuelle-ment. Devenu grand , il lit la conquête des Indesavec une armée d'hommes et de femmes portant,au lieu d'armes, des thyrses chargés de raisins etîles tambourins; puis il alla en Égypte, où il ensei-gna l'agriculture aux mortels, planta la vigne, et futadoré comme le dieu du vin. D'Égypte il vint enl’hrvgie, où il fut initié, aux mystères de la mère desdieux. Dans la guerre des Géants, il se transformaeu lion, et (il des merveilles, animé par Jupiter, quilui criait sans cesse : « Évoë, » e.-à-d. courage, monfils ! Bacchus punit sévèrement tous ceux qui voulu-rent s'opposer à rétablissement de son culte (voy.penthée, MiMiniEs et lvclhoce de Th race). Bacchuséfiousa Ariane, que Thésée avait abandonnée dansl'ile de Naxos. — On le représente avec des cornes,symbole de force et de puissance; couronné de pam-pre. de lierre ou de ligues; sous les traits d'un jeunehomme riant et sans barbe, tenant d'une main desgrappes de raisin, ou une corne dont il se sert commed une coupe, et de l'aulrc un Ihyrse avec lequel ilfait jaillir des sources de vin. Il est assis tantôt surun tonneau, tantôt sur un char traîné par des tigres,des lions ou des panthères. Les anciens donnaient àce dieu un grand nombre de noms divers : lacchus,Liber, Lyœits, etc. — Cicéron compte fi Bacchus.—Quelques-uns pensent que Bacchus est le même quele Brahma des Indiens.

BACCHYUDES, poète lyrique grec, de l'ile deGéos, llorissait vers 170 av. J. C., sous Hiéron, roide Syracuse. Des odes, des hymnes et des épigrammesqu’il avait composés, il ne subsiste que quelques frag-ments recueillis par Brunck, dans ses Anakcta gra-ca;on les trouve aussi à la suite des œuvres de Pindare,Anvers, 1507, in—12.

BACCI (André), médecin du pape Sixte-Quint etprofesseur de botanique à Borne, né à S.-Ëlpidio dansla marche d’Ancône vers 1530, mort vers 1000,a donné, entre autres ouvrages de médecine etd'histoire naturelle : Ve thermis, Venise, 1571, réim-primé plusieurs fois; Dé naturait vinorum historid,in-fol.. elc., ltome, 1500.

BACCIO DELLA l’OHTA, connu aussi sous le nomîle Fra Bartolomeo di San Marco, peintre toscan, néen 1409 à Savignano près de Pralo, mort en 1517.Il avait déjà obtenu de grands succès, lorsque en-Irainé par les prédications de Savonarole, il quittason art pour se faire religieux. Il prit, en 1500, l’habitde Saint-Dominique dans le couvent de Saint-Marcà Florence, et depuis ce moment il ne consacra sonpinceau qu'à des sujets religieux. On estime surtoutson Saint Marc et sou Saint Sébastien. Baccio futle précurseur de Raphaël ; il excella surtout dans lecoloris el dans l'art de draper, et fut le premier quiconnut l’usage du mannequin à ressorts.

baccio da monte lui'o, sculpleui' distingué, mortvers l’an 1533. Il fit à Lucques et à Florence ungrand nombre d’ouvrages de sculpture et d'archi-tecture.— Raphaël Baccio, son fils, travaillait la cire,la (erre, le marbre et le bronze. Il fut occupé pourla Santa Casa de Lorelte, à Saint-Pierre de Rome, elpour la bibliothèque de Saint-Laurent à Florence.

BAGCIOCCHI (Maric-Anne-Élisa Bonaparte, prin-cesse), sœur de Napoléon, née à Ajaccio en 1777,épousa en 1797 le prince Baceiocchi, vint à Paris,et s’y entoura de l’élite des hommes de lettres, dontelle faisait sa société habituelle. En 1805, son marifut couronné prince de Piombino et de Lucques.mais le pouvoir souverain fut exercé réellement par

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la princesse Élisa. Eu 1809, elle fut nommée par ^? upoléon grande-duchesse de Toscane. Renverséetrône en 1811, elle se retira d'abord à Bologne, 1"‘en Allemagne, et mourut à Trieste en 1820. — "prince Bacciocchi est mort à Rome eu 1811. ,

* BACCIUS (Martin), chanoine d’Ypres et arcl 'prêtre, mort en 1009, a laissé un volume de serinoen latin.

BACELLAR (Ant.-Barbosa), jurisconsulte, * 115 ^rien et poëte portugais, né à Lisbonne en 1610, nll, len 1063, a publié la Défense clu droit de la maison “

It raya n ce au trône de Portugal ; en KHI, l'J/wfoode ia guerre du Brésil, el celle de la Campagne flMariulva contre les Espagnols, en 1059. Il a au 5 ^composé des poésies qui ont été recueillies par I e 'reira. . ,

BACII (J. Sébastien), célèbre musicien, né à E' s ®'nach eu 1085, d une famille qui remonte auxvi'siècRhet qui, dans l’espace de 200 ans, a produit plus_d u50 musiciens distingués ; mort à Leipsiek en l'b-»-Il fut musicien du duc de Weimar, organiste à Mijj'hausen , maitre de chapelle du prince d’Aubin 'Cœlhcn et compositeur de l'électeur de Saxe, roi dePologne.—Il a laissé plusieurs morceaux de musiq®®estimés. Il eut onze fils, tous distingués dans leur art;L'histoire de cette famille semble prouver Phérédit®de certains talents.

bacii (Aug.), professeur de jurisprudence ancien))®à l'université de Leipsiek, né en 1721 à Hohendorpen Misnie, mort en 1759, est auteur de plusieursouvrages de jurisprudence et de philologie, dont lesplus importants sont 1 Histoire de la jurisprudenceromaine, en latin, 1750, 0 fois réimprimée; el nj 1Commentaire sur les lois de Trajan, Leipsiek, 1747-Il a aussi édité divers ouvrages deXénophon.

BACIIARACII, ville des Élals prussiens (Bas-Rhin),à 40 kil. S. E. de CohlcnU ; 1,500 lmb. Carrièresd’ardoise. Bon vin. Elle doit son nom à une pierrechargée d'inscriptions qu'on voit aux environs, et quiest connue sous le nom de Itacchi Ara.

BACIIAUMONT (Fr. E e coignecx iie), poëte fran-çais, né à Paris en 1024, mort en 1702, était fils d'unprésident à mortier, et fut lui-même conseiller-clercau parlement de Paris. Il figura dans le parti de laFronde, et fut même, dit-on, l’auteur du nom par le-quel on a depuis désigné cette faction. Après les(roubles, il se relira des all'aircs, et se livra tout cel-lier au plaisir et aux lettres. Ami intimeil lit avec lui ce gai voyage dont la relation les aimmortalisés tous deux. Baehaumont avait composéun assez grand nombre de chansons et de poésies,mais il ne prit pas le soin de les recueillir. Son Voyageet celles de ses poésies qu’on a conservées ont étépubliés avec les œuvres de Chapelle, par Lefebvre deSaint-Marc, 1 vol. in-12, 1755, et Constant Letellier,1820,in-8 u .

BAciiAiiMoxT (Louis i.e petit de), un des principauxmembres de la société de madame Doublet, né vers1700, mort en 1771, rédigea pour la société dont ilfaisait partie une espèce de journal historique et lit-téraire assez intéressant, qui allait de 1702 à 1771-Après sa mort, on rassembla ses notes et cm les pu-blia en 1777, sous le titre de Mémoires secrets pourservir à l'histoire de la république des lettres, 0 vol.in-12. On a continué ce journal après lui, et on l’aporté à 30 vol. On y trouve beaucoup d'anecdotescurieuses.

BACHELIER (J..!.), peintre et directeur de la ma-nufacture de porcelaine de Sèvres, né en 1724, morten 1805, a fondé à ses frais à Paris, en 1703, uneécole de dessin pour les artisans dans l'ancien col-lège d'Aulun (nie de l'Ecole-de-Médecine). On lui doitd’avoir réformé le mauvais goùl des peintures de la