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Tome premier.
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renommées. Industrie : toiles; bonneteries ; tissus delaine et autres; coutellerie; chapellerie, etc. Com-merce avec l'extérieur. Ce départ, fournit à Paris ungrand nombre de maçons et de tailleurs de pierre.—Le dép. du Calvados est divisé en 6 arr. (Caen,Bayeux, Falaise, Lisieux, Ponl-i’Évêque, Vire),37 cant. et 803 corn. Il appartient à la 16 e divisionmilitaire ; il a un évêché à Bayeux, et une cour royaleà Caen.

CALVAIRE, ou GOLGOTIIA en hébreu, e.-à-d.crâne, mont voisin de Jérusalem, faisait partie de lachaîne qui limite à 10. le bassin du Jourdain et de lamer Morle : on y crucifiait les criminels, et c’est làque mourut le Sauveur du monde. Adrien enfermale Calvaire dans Jérusalem. Sainte Hélène y fit bâtirune belle église. —On a donné le nom de Calvaire aumont Valérien, à 6 kil. 0. de Paris, près de Nanterre,et au mont Bétharam (Pyrénées), ou l’on a reproduitles principaux événements de la Passion.

C ALVAIRE (les Filles du), ordrede religieuses fondépar Antoinette d Orléans, sous la direction du P. Jo-seph du Tremblay. Voy. joseri! (Fr. leclkrc du trem-blay. dit le Père).

CALVART (Denis), peintre, connu aussi sous lenom do Denis le Flamand, né à Anvers en 1315, allaen Italie , ouvrit à Bologne une école, d'où sortirentle Guide, l’Aibano et le Dominiquin; et mourut danscette ville en 1(319. Ses ouvrages les plus remarqua-bles se voient à Bologne, à Rome, à Ileggio ; onadmire surtout son Saint Michel (à Bologne). Ses ta-bleaux sont moins estimés pour le caractère et ladisposition des figures que pour le coloris ; ils ont étégravés par Gil. Sadeler et Auguste Carrache. ¥ DenisCalvarl, qui avait quitté la Belgique pour aller s'in-struire de son art en Italie, devint lui-mèine le res-taurateur de l'école bolonaise; et c’est à lui qu'elledoit sa splendeur.

CALVERT (Georges), comte de Baltimore, né en1378 dans le comté d'York, mort en 1032, occupa dehauts emplois sous Jacques I er ; devint membre duconseil privé, ministre d’Élat (1619), et fut créé, enrécompense de ses services, comte de Baltimore. Maisayant embrassé le catholicisme, il se démit de sescharges (1621); et alla former un établissement àTerre-Neuve sous Jacques I fr . Obligé de l’abandonnerà cause des excursions des Français, il obtint deCharles I" la concession des terres situées au N. dela Virginie qui forment aujourd'hui le Maryland. —Son fils Léonard Calverl alla en 1031 prendre posses-sion de ces terres, à la tète d’une troupe de catholi-ques; et y fonda une colonie qui bientôt devint ilo-rissante. Les colons donnèrent en reconnaissance lenom de Baltimore à une ville qui est auj. une desplus importantes de l'Amérique anglaise.

CALA'l, ch.-l. d’arr. (Corse), à 73 kil. N. d’Ajaccio,dans une presqu'île du golfe de Calvi; 1,800 liai).Ville forte. Collège communal. Vins, huile.—L’arr.de Calvi a Géant. (Algajola, Belgodere, Calen/.ana,Ile-Rousse, Olmi-e-Capella, puis Calvi), 39 communes.

CALVIN (Jean), Calvinus, célèbre chef de secte,né en 1309 à Noyon en Picardie, élait fils d'un ton-nelier nommé Cauvin. Il fut élevé dans la religioncatholique, et fut d'abord destiné à l’Église; mais ilquitta cette carrière pour la jurisprudence; et allaétudier à Orléans, puis à Bourges sous Alciat. S’étanllié avec plusieurs partisans de Luther, il embrassabientôt les principes de la réforme; cl commença,dès 1332, à les propager dans Paris. Menacé de laprison, il sc réfugia d'abord à Angoulème; puis àNérac auprès de Marguerite de Navarre, qui favori-sait la réforme; et enfin à Bâle. Il publia dans celledernière ville, en 1333, sous le litre A’inslitutio reli-r/ionis chrisHamr, un exposé de la doctrine des nova-

teurs, qu’il traduisit lui-même en français. 4,^.

vint comme le catéchisme des réformes m. ic uEn 1336, il fut nommé professeur de l* 11 yeuxGenève, où la réforme venait d'être adupm ■ 0 „|uans après, il fut banni de cette ville pour a '° 0 ùinnover dans le culte; il se retira à t ’, l,asl)ü i a ni)é |;Sil enseigna la théologie. Il fut rappelé peu u j eV | n taprès à Genève (1331). Depuis cette épu4 ue > ‘ on letout-puissant dans cette ville, aussi l'app? 18 r li-pape de Genève. II fil adopter par le conseilclés de foi, ses ordonnances sur la disciphuc .siastique; prétendit réformer les moeurs ans. j n (o-que les croyances; et poussant le zèle jusqu alérance, il lit brûler le malheureux Servet pou* ‘ r iilattaqué le mystère de la Trinité (1333). Culyin." s _à Genève en 136t. Il s’était marié en 1539 a ^bourg. Calvin devint le chef d’une secte l .' 0tl ' e i|- o y.réformés, qui prit de fui le nom de calvinistes- {l'art, suiv.) Il se distinguait de Luther par uu . ;L.urlution plus radicale, proscrivant tout culte ex* c ' „et toute hiérarchie, ne reconnaissant pas plus : e _ractère d’évêque et de prêtre que celui de paP<‘ >. ,r Q ,tant la messe, le dogme de la présence replie, tcation des saints, etc.; il enseignait la prédestina ^absolue des élus et des damnés, détruisant a,n \libre arbitre. Calvin a laissé un grand nombre uvrages; on trouve dans tous de l’érudition, un s.sévère et souvent entraînant. Les principaux so■ _

ide-

YInstitution chrétienne,

principe

1333, dont il a donne

nom u « .; ve

sieurs éditions (la meilleure est celle de Genc’1339) ; un Traité de la Cène, 1310; des Commentasur l’Ecriture sainte, qui parurent par parties strrées, en latin cl en français. On a donné P* u ?!ï. 11 _éditions de ses œuvres; la meilleure est celle il Aslerdam, 1667. Sa vie a été écrite par ThéodoreIlèze, son coopérateur et son ami ; et par M. AuuParis, 1811,2 vol. in-8“. , . ...

CALVINISTES, partisans des doctrines de Cal' ■(Pour ces doctrines, voy. Calvin.) Le calvinisme Pnaissance vers 1336 à Genève, où depuis il »a Ijj^cessé de dominer. Il se répandit bientôt dans P 11sieurs cantons de la Suisse, en France, en Hollanu -en Angleterre, en Ecosse, aux Ëlals-l’nis, etc. &France, les calvinistes reçurent le nom injurieuxhuguenots. Ils luttèrent longtemps pour obtenirlibre exercice de leur culte. Réprimés sous Francois I", Henri II et François 11, ils formèrent, so^ce dernier, la conjuration d'Amboise qui échoua.

Le

'or un

colloque de Poissy, en 1501, leur faisait espercr uédit de tolérance, lorsque le massacre des hugueno -à Vassy devint le signal des guerres civiles. Les ba-tailles de Dreux (1362), Saint-Denis (1367), Jan' aet Moncontour (1369) épuisèrent le parti hugueno';Charles IX ol Catherine de Médicis cherchèrent aexterminer dans la funesle nuil de la Saint-Barthç-lemy (21 août 1372); mais ce massacre, qui dcva'Jleur porter le dernier coup, souleva une nouvelleguerre, qui dura jusqu’à l’avénement de Henri IV nutrône. Ce prince, rendit en 1398 un édit connu sousle, litre, d'édit de Hantes, qui assurait la liberté deconscience aux calvinistes, cl leur abandonnait P lu 'sieurs villes comme garanties (voy. éimt de xames, ■lisse soulevèrent encore sous Louis XIII, maisRicjmjlieu les dompta par la prise de la Rochelle. Louis NI»prononça en 1683 la révocation de l’édit de Nantes •cette, mesure impolitique suscita bientôt après plu-sieurs révoltes, notamment celle des Gam isards dansles Cévcnnes; détermina l'émigration d'un grandnombre de calvinistes; et fil par là le plus grand tortau commerce et à l'industrie française. Enfin, sousLouis XVI, en 1783. les calvinistes obtinrent un nou-vel édit de tolérance; et la révolution de 1789 leurassura une liherlé complète. — Le calvinisme se nm-