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Il a laissé quelques ouvrages de mathématiques, maisil est surtout connu par le recueil intitulé : Commer-cium cpislolicum I). John Collins et aliorum de ana-lysipromota, que la Société royale lit imprimer(1717et 17:23) à l'occasion de la querelle élevée entre New-ton et Leibnitz sur l'invention du calcul différentiel;il attribuait la priorité à Newton.
vollins (Antoine), philosophe anglais, né en 1076,à Ileslon près de Londres, mort en 1729., Cul l'élève cil’ami de Locke. J1 professa sur plusieurs points de lareligion et de la métaphysique des opinions hardies,et passa sa vie dans de perpétuelles controverses; ilfut même plusieurs fois obligé de se réfugier en Hol-lande. Il exerça néanmoins des fonctions importantesdans la magistrature malgré ses doctrines impies.
collins (Guillaume), poêle anglais, né en 1720, àChichesler, se lit connaître de bonne heure par despoésies qui ne reçurent pas d'abord du public l’ac-cueil qu’elles méritaient. Il vécut dans un élut voisinde la misère, et perdit la raison dans ses dernièresannées. Il mourut en 1736, dans une maison d’alié-nés. On a de lui des Êgloguespersanes ou orientales,1742; et des Odes descriptives et allégoriques, qui leplacent au rang des premiers poêles lyriques de l'An-gleterre : on estime surtout l’Ode sur les passions.L’édition la plus récente de ses oeuvres a été donnéepar Alex. 1) yen, avec noies, Londres, 1827.
COLLIOUItE, Caucoliberis ou Caueoliberum, eh.—I.de canton, Fr. (Pyrénées-Orientales), à 27 kil. E. deCérct, sur la Méditerranée ; 3,073 liai). Petit port,chàleau fort au sommet d’un rocher. Fabriques deliège. Commerce de laine, de sardines, de thons. Vinsblancs exquis. — Prise par Louis XI11 en 1642.
COLLO, ville de l'Algérie. Yog. ccllu.
COLLOBRIÈRES, ch.-l.de c.ant., Fr. (Var),à 33 kil.E. de Toulon ; 1,890 hab.
COLLONOES, ch.-l. de cant., Fr. (Ain), à 28 kil.de Gcx ; 1.230 bah.
COLLONGL’E ou SIMIAN'E coin, de France. Yog.
SI511ANE.
COLLOQUES, du lalin colloquium, conférencesreligieuses tenues dans le 1ml de discuter un pointde doctrine ou de concilier des opinions diverses.Parmi les principaux colloques, on cite, dans lespremiers temps du christianisme, celui de Cascar enMésopotamie. enlre l'évêque Archélaiis et Manès;celui de Carlhage, enlre saint Augustin et les dona-lisles; puis ceux de Marbourg (1329), de lialisbonne(lait;., de Montbéliard (13861, de ltcrue (1388), cl sur-tout celui de I'oissy en 1361, sous Charles IX : cedernier avait pour but de réunir à l'Église catho-lique les calvinistes de Genève. Le cardinal de Lor-raine d'un côté, et Théodore de ltèze de l'autre yjouèrent le principal rôle; mais ce colloque n'amenaaucun résultat cl ne fit qu'aigrir les esprits.
* COLLOT D'ESCL’RY, célèbre famille des Pays-Bas, originaire de France. Le baron Henri Coîlotd’Eseury a laissé un livre d'une grande valeur, inti-tulé : Gloires de la Patrie dans les sciences et les arts,10 vol. in-8".
COLLOT D'HEIIROIS (Jean-Marie), conventionnel,né en 1731, élait comédien ambulant lorsque éclatala révolution française. Il vint alors à Paris, et se fitbientôt remarquer dans les clubs populaires par saforte voix, autant que par son audace. Au h) août1792, il fut nommé membre de la municipalité deParis; quelques jours après député à la Convention:et enfin membre du comité de salut public. Envoyél'année suivante en mission à Lyon, il y exerça lesplus horribles cruautés, employant- tour à tour contrecelte malheureuse ville la main du bourreau, la fu-sillade cl le canon. Au 9 thermidor, il fut un despremiers dénonciateurs de Robespierre, qu'il avait
longtemps secondé. Toutefois la chute du tyran nelui profila pas; un mois après il fut accusé, et dé-porté à la Guyane. 11 mourut, dans cet exil, d unefièvre chaude, en 1796.
COLMAN (Georges), poêle comique anglais, né en1733 à Florence, élait fils du résident de l'Angleterreà la cour du grand-duc de Toscane, cl mourut à Lon-dres en 1794. Après avoir donné plusieurs pièces quieurent beaucoup de succès, il devint un des entre-preneurs du théâtre de Covent-Garden ; il vendit peude temps après sa part d'intérêt, et acheta l'entre-prise du théâtre de Haymarkel, qu'il conserva jus-qu'à sa mort. Il devint fou à la fin de sa vie. Sesmeilleures comédies sont ; Pollg llonegcomb. 1760;la Femme jalouse (imitée par Desforgcsj ; le Mariageclandestin, avec Garrick. Il a traduit en anglais Té-rencc et Y Art poétique d'Horace. Il publia pendantquelque temps le Connaisseur, recueil périodique.
COLMAR, Argentuaria ou Argentovaria chez lesanciens, Colmnbaria, Colmaria au moyen âge, villede France, ch.-l. du dép. du Haut-Rhin, sur 1111 etsur le canal de la Feeht, à 427 kil. E. de Paris (468par Lunéville); 18,200 hab. Ville forte. Mal bâtie;rues étroites ; on remarque cependant l’hôtel de ville,la préfecture, l’église des Dominicains, la bibliothè-que du collège. Fabriques d'indiennes, de châles, defoulards très-rcchcrcliés. Commerce de grains et devins du Rhin. — Colmar, du temps des Francs, n'étaitencore qu’une mnnse ou villa royale; sous l'empe-reur Frédéric 11, en 1220, elle était devenue uneville; au xiv" siècle, elle figure comme ville impé-riale, et bientôt après comme capitale de la hauteAlsace. En 1632, pendant la guerre de trente ans,les Suédois son emparèrent. Louis XIV la prit et larasa en 1673. Elle fut enfin réunie à la France par letraité de Ryswyck en 1097, et devint la résidence duconseil souverain de l'Alsace. Séjour du graveurSclicen ; pairie des deux Pfefl’el, le publiciste et lepoêle: du directour Rewbell, et du général Rapp.C'est dans lo couvent des Dominicains de. celle ville([tic furent rédigées les célèbres Annales de Colmar.- L'arr. de Colmar a 13 cantons ( Andolsheim , En-sisheim. Guebwiller; Kaysersberg, Sainte-Marie-aux-Mines, Munster, Neuf-Brisach, la Poulroye, Ribeau-villé. Roull'ach, Soullz, Winlzeuhcim,et 142 communes.
C0LMAI1S, Collis Marlis, ch.-l. de canton, Fr.(Basses-Alpes), à 30 kil. N. E. de Digne, sur le Ver-dun; 1,033 liai). Fortifié. Fontaine intermittente, quitarit de 7 eu 7 miaules.
COLMENAR - Y1EJO , ville d'Espagne ( Guada-laxara), à 31 kil. N. de Madrid; 3,000 hab. Eauxminérales et pierres à bâtir.
COLNE, ville d'Angleterre. (Laneaslre), à 14 kil.S. E. de Lancaster, sur le canal de Leeds-el-Liver-pool ; 8,080 hab. Fabriques de calicots et de basais.
COLÜCOTRON1S (Théodore), un des régénérateursde la Grèce, né dans la Messénie en 1770, mort en1813, fils de Conslantiu Colocotronis, qui périt encombattant les Turcs, élait dès l'âge de. 20 ans chefil'Armatoles. Obligé en 1802 de (initier la Murée,parce que sa tète élait mise à prix par les Turcs, ilse réfugia à Zaule, d'où il revint au premier signalde l'insurrection grecque de 1821; combattit enhéros; délit en Murée Méhéniel-Pacha (1822), maiscompromit le succès des Grecs par sa rivalité avecMavrocordalos; il se rallia cependant au présidentCapod'Istria, qui le nomma général en chef de laMurée; cl fui, après le meurtre du président, un desmembres du gouvernement provisoire (1831). Ijconspira contre la régence établie jusqu'à la majoritéd'OIhon (1831), fui condamné à mort, mais obtint sagrâce du jeune roi.