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Tome premier.
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lauriers qui était voisin, les fêtes (l'Apollon Daph-néen. — Ville de l'Égypte inférieure, auj. Safnat,près de la Louche pélusiaque du Nil, au S. 0. dePéluse.

DAP1INIS, berger de Sicile, fils de Mercure etd’une nymphe, était habile à chanter et à jouer dela flûte, et fut protégé des Muses, qui lui inspirèrentl'amour de la poésie. Il fut le premier, dit-on, quiexcella dans la pastorale.

•HAPPER (Olivier), médecin à Amsterdam, morten 1691). Il s’appliqua à compiler avec soin, maissans discernement, toutes les relations qui peuventfaire connaître les pays étrangers. Toutes ses publi-cations sont en flamand, et sont recherchées pour labeauté des planches seulement. Les Descriptions dela Syrie et de la Palestine, de la Morée, de l'Afrique,de la Chine, de l'Archipel, de l'Asie, de l'Arabie for-ment autant d’ouvrages séparés. La Description del’Afrique et celle de l'Archipel ont été traduites enfrançais.

DÂR AD GUERI), ville de l’Iran (Fars), à 19 kil. S. E.de Chiraz, par 52" 2' long. E., 29" F lal. N. ; environ20,900 hab. Celte ville est grande, mais à peu prèsen ruine. — Elle fut, dit-on, fondée par Darius(Darab) Nolhus.

DARA-CHÉKOUH, fils aîné de Chah-Djihan, sou-verain mogol de l’Hindoustan, né en 1617, fut asso-cié à son père, fut vaincu, fait prisonnier et mis àmort par son frère Aureng-Zeyb, jaloux de son cré-dit, dans une bataille que lui livra ce dernier prèsd'Agra. Ce prince était fort savant et avait traduit oufait traduire un assez grand nombre d'ouvrages dusanscrit en persan, entre autres YOupnekhat.

DARADUS, lleuve de l’Afrique, se jetait, suivantPlolémée, dans l’océan Atlantique, au N. du cap Ar-senarium (auj. le cap Vert). On pense que c’est leSénégal ou bien la rivière de Sus.

DARAH ou DltAHA, Parce Gcetuli, province delÉIal de Maroc, entre le Tafilet, le Sahara, la pro-vince de Sus; 580 kil. sur 310. Dattes renommées;du reste peu de ferlilité. Antimoine, cuivre, fer. —Le ch.-l. de cette province et la rivière qui baigne cech.-l. portent aussi ce nom. — Voy. dauha.

DARALKHIER, contrée de l'Inde. Voy. ahjmir.

DARAN (Jacques), habile chirurgien, né en 1701à Saint-Frajou (Haute-Garonne), mort en 1784, s’estoccupé avec succès des maladies des voies urinaires,et a inventé pour les guérir les bougies médicamen-teuses ou cmplasliques qui portent son nom.

DARANTASIE, Darantasia, auj. Moustier-en-Ta-rantaise, ch.-l. des Centrônes, dans les Alpes Grec-ques (province du diocèse des Gaules).

DARGET (Jean), chimiste, né en 1723 à Douazil(Landes), mort en 1801 à Paris, fut d’abord précep-teur des fils de Montesquieu, et jouit de l’amitié de cegrand homme jusqu'à sa mort; il se fit ensuite rece-voir médecin (1762), et s’élanl lié avec Rouelle, selivra spécialement à l’élude de la chimie. Il futnommé en 1774 professeur au Collège de France,puis directeur de la manufacture de Sèvres, inspec-teur des essais des monnaies, membre de l’Académiedes sciences où il remplaça Macquer, et enfin séna-teur. On lui doit l’art de fabriquer la porcelaine, quejusque-là on lirait de l'étranger, une foule d'analyseschimiques, l’extraction de la géialine des os, et de lasoude du sel marin, l'invention de l’alliage qui porteson nom, etc. On a de lui un grand nombre de mé-moires dans les recueils des sociétés savantes; on aé à part ses Mémoires sur l’action d’un feu égalsur un grand nombre de terres, 1766.

darcet (Jean-Pierre-Joseph), mcmbrc.de l'Institut,commissaire général des monnaies, fils du précédent,n en 1777, et mourut en 1841. Il continua les

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travaux de son père ; créa les premières fabriques desoude et de potasse artificielles ainsi que d'alun;perfectionna la savonnerie, le clichage; fil de nom-breuses recherches sur les alliages, l'affinage desmétaux, la fabrication et l’essayage des monnaies ;et réussit à diminuer, au moyen des ventilateurs, lesdangers d’un grand nombre d'industries (dorure, sou-froirs, vidanges, etc.); il est surtout connu par sesexpériences sur la gélatine, substance dont il paraîts’être exagéré les vertus alimentaires. C’est lui qui aétabli le musée de la Monnaie. Il a laissé une foule desavants Mémoires, réunis par Th. Grouvelle, sonneveu (1813 et années suivantes, in-4°). Il a parudans le 2 e numéro du Bibliothécaire une bonne No-tice sur J. P. J. Darcet. — Son fils, Félix Darcet, doc-teur-médecin , qui était allé à Itio-Janeiro, chargéd’une mission de l’Académie des sciences, y péritdans un incendie, en 1816, à peine âgé de 32 ans.

DARCILVN, ville du Thibel. Voy. gangaui.

DARDA, Mursa Minor, bourg de Hongrie (Ba-ranya), à 9 kil. N. d’Eszek, sur la Drave.

DARDANELLES, nom qu'ont d’abord porté encommun les deux villes de Rovalli-Kalessie et Na-gara-Bouroun (jadis Sestos et Abydos), situées surles deux bords du détroit, qui sépare la Turquied’Europe de l'Asie, et dont une seule (la 2 e ) est dansl’ancienne üardanie (d'où son nom). Ces deux villesse nomment auj. Aneiennes-Dardanelles; et on ap-pelle Nouvelles-Dardanelles deux autres villes situéessur le même détroit : Ivilidli-llalir et Sultanié-Kales-sie, dite aussi Château d'Europe et Château d'Asie.Ces quatre villes sont très-fortifiées et rendent pres-que impossible le passage des Dardanelles. On compte336 bouches à feu sur la eùle européenne, 488 sur lacôte asiatique. Néanmoins les Anglais, conduits parl'amiral Duckworth, forcèrent les Dardanelles en1897; il est vrai qu’à celte époque les fortificationsétaient très-délabrées. — Voyez unktar-skelessy(Traité d’).

Dardanelles (canal ou délroil des), YHellespontusdes anciens, détroit qui lie l’Archipel à la mer deMarmara et conduit a Constantinople. Sa largeurvarie de 2 à 9 kil. ; la cèle occident, est européenne ;la côte orient, est asiatique (c'est l’ancienne Darda-nie, en Mysie). Sur ses bords sont plusieurs forls etbatteries {voy. l'article précédent). Ce canal est siétroit qu’en quelques endroits on peut le traverserala nage. (Voy. iiellësfont, sestos et abydos.)

Dardanelles (PETITES-). On appelle quelquefoisainsi le golfe de lépante.

ÜARDANIE, Dardania, région de l'Europe an-cienne, au S. de la Mésie centrale, el sur le reversseptentrional des monts Scard et Orbel. Ch.-l.,Scupi. Au temps de Constantin, la üardanie devintune province du diocèse de Daeie. La üardanie futsoumise à la Macédoine par Philippe et par Alexan-dre, mais elle ne fil que nominalement partie de leurempire. Les Romains ne l’assujettirent qu’au 1 er siè-cle. — On donne aussi le nom de üardanie à laTroade, où avait régné Dardanus. On retrouve en-core auj. le nom de üardanie dans les Dardanelles{voy. ce nom).

DARDANUS, un des plus anciens rois de Troie,était né à Corylhe en Elrurie. Ayant tué son frèreJasion pour s’emparer du trône, il fut forcé, de s’ex-patrier; et passa dans l'Asie Mineure, où il épousa lafille de Teucer, roi de la Teucrie. Il lui succéda etrégna de 1368 à 1537 av. J. C. On le regarde commele fondateur de Troie. C'est de lui que les Troyenssont appelés par les poêles Darclanidæ, et la TroadoDardante. C’esl lui qui fit faire le Palladium.

DARES le Phrygien, Troycn, vivait au temps de laguerre de Troie; il était grand prêtre de Neptune.