après les massacres de septembre, d'avoir commis un Ivol considérable dans le garde-meuble de la cou- |ronne, mais il parvint à arrêter les poursuites. Ad-joint en 1793 au ministre de la guerre, Bouchotte,il se vit accusé d’un second vol, el fut de nouveau ac-quitté. Il fut compromis en 1801 dans l'affaire de lamachine infernale, el déporté aux îles Séchelles, oùil est mort.
DAUCOURT (r.Aiiuinit), avocat. Vay. invaincu.
BAUDIN (Fr.-Marie), jeune naturaliste, né à Parisen 1774, mort en 1804,' a composé un traité d Orni-thologie (1800,2 vol. in-4°), ouvrage peu exact, et quiest resté incomplet, et une Histoire naturelle des rep-tiles (1802-1803, 8 vol. in-8"), qui fait suite au Bu/fonde Sonnini, cl qui est estimée.
DAUDNAGOlî, ville de l'Inde anglaise (Bengale),sur la rive droite de la Sone; 8,000 maisons, y com-pris Alnnedgongc. Grand commerce d'opium. Agates,onyx, cornalines.
DAULË, riv. de la Nouvelle-Grenade, naît dans lesAndes, à 90 kil. S. O. de Quito, coule du N. au S. etse jette dans le Guayaquil près de la ville de ce nom,après un cours de 200 kil. environ.
DAUL1S, d’abord Anne-ris, auj. Dalia, ville dePboeide, au S. E. de Delphes, et à PO. de Chéronée.G’esl là que la Fable place les aventures de Pbilomèleeide Procné.
DAUMESNIL (Pierre), général français, surnomméla Jambe de bois, né à Périgueux en’l777, mort en1832, servit d’abord comme simple soldat dans lesguerres d'Italie et d’Égypte. A la suite d'une fouled'actions d’éclat, il fut nommé major de la garde en1809; il eut une jambe emportée, par un boulet docanon à AVagram. En 1812, il fut élevé au grade degénéral de brigade, et reçut, de l’empereur pour re-traite le gouvernement du'cbàteau de Yineennes. Enavril 1814, il défendit ce poste avec le plus grandcourage conlre les troupes alliées; aux sommationsqui lui furent faites, il répondit plaisamment : Jevous rendrai la place lorsque vous maures rendu ma.jambe. Il fut mis à la retraite par Louis XVIII. Ons’empressa en 1830 de le rétablir dans son gouverne-ment. A celle époque, il s’opposa avec énergie auxexigences du peuple de Paris, qui s’élail porté enfoule à Vinccnnes, et qui demandait à grands cris latôle des ministres de Charles X.
DAUN (Léopold-,los.-Marie, comte dis), feld-inaré-elial d’Autriche, né à Vienne eu 1703, mort en 1706,fut généralissime des troupes impériales pendant laguerre de sopt-ans, et eut à combattre Frédéric leGrand. En 1737, il gagna sur ce prince à Kollin unevictoire complète el fut proclamé le sauveur de lapatrie. Mais il fut ensuite défait à Lculhcn avec leirincc Charles de Lorraine. Il reprit ses avantages'année suivante, en remportant sur Frédéric à Iloch-kircli une victoire plus brillante que la première. En1739, il prit Dresde; mais il se laissa battre en 1700,malgré la supériorité du nombre el les avantagesd une excellente position.
DAUNIË, Damna, à peu près la Capitanate, régionde l’Ilalie mérid., dans l’Apulie, dont elle formait lapartie septent.; les Grecs étendaient même le nomde Daunie à toute l’Apulie. Villes principales : Arpiou Aryyrippa, fondée par Diomède; Cannes, célèbreparla défaite des Humains; Venusia, pairie d'Ho-race. La Daunie doit son nom à Daunus, son pre-mier roi, qui était beau-père do Diomède.
DAUNOU (P.-Claudc-Francois), pair do France,membre de l'Institut, el secrétaire perpétuel de l’A-cadémie des inscriptions et belles-lettres, naquit en1761 à Boulogne. Il entra d'abord chez les oratoriens,et enseigna les belles-lettres, la philosophie et lathéologie, dans plusieurs de leurs collèges; mais, à
la révolution, il abandonna son étal. Il fut nommé,en 1792, député à la Convention nationale, où il sedistingua par la modération de ses opinions; puis auconseil des Cinq-Cents, dont il fut le premier prési-dent et un des membres les plus actifs ; lit un instantpartie du tribunal, devint garde de la bibliothèquedu Panthéon en 1801, et en 1804 archiviste de l'em-pire, charge qu'il perdit sous la restauration, maisqu’il reprit en 1831). Il fut nommé en 1819 professeurd'histoire au Collège de France, et fut élu la mêmeannée membre de la chambre des dépulés, où ilsiégea toujours parmi les défenseurs des libertés na-tionales. 11 venait d’èlrc élevé à la dignité de pair deFrance, lorsqu'il mourut en 1840. Parmi les nom-breuses et utiles publications de Daunou, nous cite-rons : De l'Influence de Boileau sur la littératurefrançaise, Paris, 1787, in-8"; Mémoire sur l’étendueet les limites de la puissance paternelle, Berlin, 1788,in-4” ; Analyse des opinions sur l’origine de l’impri-merie, 1802, in-8»; la continuation de Y Histoire deBologne de Ruhlière, 1807, in-8°. Il a laissé unCours d’études historiques, publié après sa mort parMM. Didol, 20 vol. in-8 n , 1842-1840. M. Miguel alu son Éloge à l’Académie des sciences morales en1843.
DAUPHIN, nom que portaient d'abord les sei-gneurs du Dauphiné île Vienne (par allusion au dau-phin donl plusieurs membres de cette maison avaientcoutume d’orner leur casque), et qui fut ensuitedonné à l'héritier présomptif du trône de France,lorsque le Dauphiné eut été cédé à la couronne (voy.DAiiriiiNii). Ce titre n'impliquait point d'ailleurs, chezle prince héréditaire de France, la souveraineté réelledu Dauphiné. On connaît dans l'histoire sous le nomspécial de Grand dauphin le fils aîné de Louis XIV,Louis de France, né en 1661, et mort avant son pèreen 1711 ; el sous celui de Second dauphin, Louis,fils du grand dauphin, né en 1682, cl mort en 1712,aussi avant Louis XIV. {Voy. louis.) C’est pour lepremier que fut faite la collection des classiques la-tins dite ad Hsum delphini. — Le titre de dauphin futpareillement porté par les seigneurs de la brancheaînée de la maison d'Auvergne du m e au xv“ siècle.
DAUPHIN (fort-), établissement français sur lacôte S. E. de I’îlc de Madagascar, au N. E. du capSaillie-Marie, par 23° 3' lut. S., 44» 32' long. E. Il aété longtemps délaissé, mais le gouvernement en arepris possession en 1827.
dauphin (port), port sur la côle orientale do Pilede Cap-Breton, dans l’Amérique septentrionale, ùl’entrée du golfe de Sainl-Lnurenl.
DAUPHINE, Delphinatus en latin moderne, an-cien gouvernement de la France, avait pour bornesau N. la Bresse et le Bugey, à l’E. la Savoie et lePiémont, au S. la Provence, à PO. le Lyonnais, leForez, le Yivarais, au S. O. le comtal Venaissin. Onle divisait en haut Dauphiné et bas Dauphiné. Dansle premier, on distinguait le Grésivaudan, le Roya-nez, Champsaur, le Briançonnais, PEmbrunais, leGapençais, les Baronies. Dans le bas Dauphiné étaientcompris le Viennais, le Valentinois, le Diois, le Tri-castinois, la principauté d'Orange. Grenoble était lechef-lieu et du Grésivaudan cl de toute la province.Ce pays forme aujourd'hui los départements de l’I-sère, des Hautes-Alpes, et une petite partie de celuide la Drôme. Il est très-accidenté, très-pittoresque,et offre de nombreuses curiosités naturelles, qu'ona nommées les merveilles du Dauphiné. — Le Dau-phiné était occupé jadis par les Allobroges, les Se-galauni, les Voconlii el les Tricastini; il fit partied'abord de la Viennoise et de la Narbounaise 2 e ; puisdu royaume des Burgundes, de la Bourgogne Cisju-ranc, du royaume d’Arles; et lorsque ce dernier se