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Tome premier.
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DES — DES

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1748, mort en 1820, ancien inspecteur général del'Opéra, professeur de grâces au Conservatoire e( ré-pétiteur des cérémonies de la cour. Il a composé unassez grand nombre de chansons et plusieurs paro-dies. Il est inventeur du chronomètre musical. Voy.

UllMARD.

DESROCHES (J. B.), dit de Parthenay, né à la Ro-chelle, mort en 1700, aida d'abord à la Haye le cé-lèbre Bruzen de la Martinière dans la composition deson Dictionnaire géographique et de quelques autresouvrages. On a de lui : Histoire de Danemark, Am-sterdam, 1780, 6 vol, in-12; Histoire de Suède, tra-duite de Puffendorf, et continuée jusqu’en 1730, laHaye, 1732, 3 vol. in-12; Histoire de Pologne sous lerègne d’Auguste II, la Haye, 1733, 4 vol. in-8°.

* desroches ou des roches (Jean), né à la Haye en1740, mort à Bruxelles en 1787, était un simple etignorant ouvrier, qui, par un grand zèle pour l'éludeet liai' d'heureuses dispositions, s’éleva à la positionde secrétaire perpétuel de l’académie de Bruxelles.Son instruction était fort étendue, et son style facileet clair. Desroches a laissé inachevée une Histoiregénérale des Pays-Bas, qui devait former 4 vol.in-4“, mais dont le 1 er vol. seul avait paru à la mortde l'auteur. Il a publié, en outre, une Grammaireflamande ; un Dictionnaire français-flamand et fla-mand-français; un Abrégé de l'histoire de Belgique,en latin, etc.

DESKUES (Anl.-Fr.), empoisonneur, né à Char-tres en 1743, vint s’établir marchand épicier à Paris,s'enrichit par des escroqueries et des crimes, et sutpar son hypocrisie se faire une telle réputation devertu que pendant longtemps on ne put le soup-çonner. S'étant fait vendre par M. de la Molle, écuyerdu roi, la terre de Buisson-Soëf, qu’il devait payer130,000 francs, il résolut de faire mourir toute lafamille de son créancier a lin de s'emparer du biensans rien débourser. Il avait déjà empoisonné lafemme et le (ils de M. de la Motte, lorsque son crimefut découvert. 11 fut roué vif en 1777.

DESSAIX (Joseph-Marie), général français, né àThonon en Savoie, en 1704, mort en 1823, avait étu-dié d'abord la médecine à Turin, puis à Paris (1788).En 1792, il proposa à la Convention la création de lalégion des Allobroges, et fut envoyé à Grenoble pourl'organiser; bientôt après il recul le litre de chefde bataillon de cette légion. En"l798, il fut nommémembre du conseil des Cinq-Cents, mais il s'en vitexclu après le 18 brumaire; il fut néanmoins, en1803, élevé au rang de général de brigade, et en18(19 à celui de général de division. En 1814, il re-poussa les Autrichiens de la Savoie, et mérita danscelle courte campagne d'être surnommé le llayardde la Savoie. Il quitta la France en 1810, et se retirad’abord en Suisse, puis en Piémont, où il fut arrêté parl’ordre du roi de Sardaigne. Il fut peu après renduà la liberté, et vécut depuis dans la retraite. Il nefaut pas confondre ce général avec le célèbre Desaix.

DESSALINES (Jacques), 1 er empereur d'Haïti, néparmi les nègres de ta cote d’Or en Afrique, fut d'a-bord esclave à Saint-Domingue. Dans les troubles deSaint-Domingue, il devint aide de camp du généralnègre Jean-François, puis lieutenant de ToussaintCouverture, et combattit le général mulâtre Itigaudet le général français Leclerc, 1802. Mais après ladéportation de Toussaint, il se soumit à la France.S'étant insurgé peu après, il se retira au N. de File,et repoussa Ilochambeau dans le sanglant combat deSaint-Marc. Alors il se lit déclarer empereur sous lenom de Jacques P r ; mais bien tôt son gouvernementdevint une insupportable tyrannie. Les générauxChristophe elPétion y mirent un terme en l'assassi-nant, 1800.

DESSAU, capitale du duché d'Anhalt-Dessau, surla Müldc, près de son confluent avec l'Elbe, à 120kit. S. 0. de Berlin ; 12,000 liai). Elle est divisée entrois parties : vieille ville, ville neuve, Sand. Châteaudu prince, nouvelle chancellerie, manège, arsenal,observatoire. Maison d'orphelins, Philanthropinon.Draps, bonneterie, chapeaux, passementerie, fabri-que de tabac. Commerce de grains. Aux environs,jolis châteaux des ducs, sépulture ducale, Stieglilz-berg, digue de l'Elbe. Patrie de Moïse Mendelssohn.— Pour le duché de Üessau, voy. a.mialt.

DESSAU (Léopold, duc (I'axhalt-). Voy. amialt.

* DESSCI1EL, com. rur. de Belgique, sur la Petite-Nèthe, prov. d'Anvers, arr. adm. et jud. de Turn-hout , dont celte commune est à 18 kil. ; 1,933 bah.Fabriques d'étotïes de laine.

* ÜESSELGIIEM, com. rur. de Belgique, sur la Lys.prov. de la Flandre occidentale, arr. adm. et jud. deCourlrai, dont cette commune est à 10 kil.; 1.092hab. Tissage des toiles.

RELSSOLLE (le marquis), général, né à Audi en1707, mort en 1828, lit sous Bonaparte la campagned'Italie, se distingua dans la Yalteline contre les Au-trichiens (1800), et commanda en Espagne et enRussie. En 1814, il se prononça en faveur des Bour-bons, fut nommé pair et commandant de la gardenationale. 11 devint en 1818 ministre et président duconseil ; mais il se relira deux mois après. Il se mon-tra toujours depuis partisan des libertés publiques.

* ÜESTELBERGEN, com. rur. de Belgique, surl'Escaut, prov. de la Flandre orientale, arr. adm. etjud. de Garni, dont celte commune est à 3 kil.; 3,010hab. Huileries, distilleries. Des chartes du x» sièclefont mention de Deslelbergen sous le nom de villaThesla;\a chronique deSaint-Bavon le nomme Tltesle.En 1789 on y a trouvé 73 médailles romaines.

* DESTELDONCK, com. rur. de Belgique, sur lecanal de Garni à Terneuze, prov. de la Flandre orien-tale, arr. adm. et jud. de Gand, dont cette communeest à 10 kil. ; 1,207 hab. Toiles, amidonueries.

DESTERRO ( nossa-semiora-do ), ville maritimedu Brésil, par 31» 2' long. 0., 27° 27' lat. S., ch.-l.de la prov. de Sanla-Calarina, sur la côte ; 7,200 bah.Port où relâchent presque tous les bâtiments qui vontdu Brésil à la rivière de la Plala.

DESTIN, Fatum, divinité aveugle des anciens.Toutes les autres divinités lui étaient soumises, etrien ne pouvait changer ce qu'il avait résolu. LeDestin n'était autre chose que cette fatale nécessitésuivant laquelle on prétendait que tout arrive dansle monde. On le représentait ayant sous ses pieds leglobe de la terre, et tenant dans ses mains l'urne quirenferme le sort des mortels.

DESTOUCHES (I’h. néricailt), auteur comique,né à Tours en 1080, mort à Paris en 1731, fut danssa jeunesse acteur, ou, selon d'autres, servit commevolontaire. Il s'attacha de bonne heure à M. de Puy-sieux, ambassadeur en Suisse, qui le fit entrer dansla diplomatie. Tout en travaillant pour le théâtre, ilremplit avec succès plusieurs missions importantes,particulièrement en Angleterre où il accompagna lecardinal Dubois (1717). Après la mort du Régent, ilse retira des affaires et se consacra tout entier auxlettres. Il fut reçu à l’Académie en 1723. Sa premièrepièce fut le Curieux impertinent, qu'il composa enSuisse (1709); il donna ensuite l’Ingrat, l'Irrésolu,le Médisant (1713), le Triple Mariage, l'Obstacle im-prévu, le Philosophe marié [Mil), le Glorieux (1732),le Dissipateur (1730), etc. Il laissa en manuscrit plu-sieurs pièces dont deux furent jouées avec succèsaprès sa mort : la Fausse Agnès (1739), et le Tam-bour nocturne (17021. Ses chefs-d’œuvre sont le Phi-l losophe marié et le Glorieux. A la lin de sa vie, il ne