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Tome premier.
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1265-1266
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DÜR — DOR

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gloire contre le célèbre Gonzalve de Cordoue ; quittaensuite, n’étant encore âgé que de 21 ans, le servicede terre pour celui de mer; arma huit galères à sesfrais; attaqua les Mores et les Turcs, qui infestaientalors la Méditerranée ; et les défit partout où il lesrencontra. L’Italie étant devenue à celte époque lethéâtre d'une nouvelle guerre entre la France etl'Autriche, Doria embrassa le parti de la France; futnommé par François 1 er au commandement des ga-lères françaises ; et battit la Hotte de Charles-Quintsur les eûtes de Provence, 1321.; mais s’apercevantqu’il était l'objet de la jalousie des ministres fran-çais, et que François I er différait de ratifier les pro-messes qu'il avait faites en faveur de Gênes, il em-brassa le parti de Charles-Quint, 1528, en stipulantla restauration de la liberté de Gènes; chassa lesFrançais de celle ville avec une Hotte impériale, mitun terme aux querelles des factions el changea laforme du gouvernement génois; il fil décréter queles doges, qui auparavant étaient perpétuels, se-raient élus pour deux ans seulement. Quant à lui, ilrefusa la dignité (le doge, continua à servir l’empe-reur, battit plusieurs fois les Turcs et lutta avecavantage contre le célèbre Barberousse, Dans sa pa-trie, quelques conjurations éclatèrent, contre lui, etil ternit sa gloire par sa cruauté envers ses ennemis.( Voy. ïiissyuji.) Il mourut en 1380. Gènes lui érigeaune statue avec cette inscription : Au père de lapa-trie.

DORIDE, Doris, nom commun : 1° à un petit ter-ritoire, berceau des Dorions, entre la Phocide, laLocride, la Thessalie : on l'appelait auparavant Dryo-pide; 2° à l’angle S, 0. de la Carie, dans l'Asie Mi-neure, parce que des colonies doricnnes y fioris-saient. La première s'appelait Tétrapole, à cause deses quaire villes, Dryope, Pilule, Érynée, Citynimn ;la deuxième, à laquelle il faut aussi ajouter les ilesde Rhodes el de Cos, élail Rite Ilexapole, à cause deses six villes, Gnide, Ilalicarnasse, Cos, Jalyse, Ca-mire, Linde; on la nomma ensuite Pentapole quandIlalicarnasse n’en fit plus partie.

DORIENS, Dori, Dores, Dorienses, une des quatretribus helléniques, avail pour héros éponyme Dorus,fils dTIellen; cependant les Doriens ne descendaientpas de lui, car ils existaient déjà sous Deucalion(1033 av. J. G.) ; ils habitaient alors au pied do l’OEta.Sous Dorus (1300), on les trouve dans l’IIisliéotideoù ils eurent des démêlés aveo les Lapithcs. Herculeles débarrassa des attaques de ce peuple, mais eustipulant que les Doriens lui feraient cession d’untiers de leur pays. Plus lard, les Cadméens, dit-on,ravirent toute IHistiéolidc aux Doriens, qui alors sefixèrent autour do Pinde el y prirent le nom de Ma-cédones. Mais bientôt ils quittèrent, ce pays pours’établir, avec les Maliens de Trachine, dans laDryopide qui prit dès lors le nom de Doride. Unsiècle après, les Doriens, unis aux Thesproles deThessalie el. aux Héraclides, subjuguèrent presquetoute l’Hémonie et l’enlevèrent aux Éoliens, maissans la garder pour eux ; [mis, avec les Héraclidesseulement, sous Cléodée et Arislomaque, ils attaquè-rent. à deux fois, mais vainement, le Péloponèse.Enfin en 1190 avant J. G., et 120 ans après la mortd’Hercnle, les Doriens, fondus désormais avec lesHéraclides et aidés des Ëloliens, occupèrent le Pélo-ponèse, moins l’Arcadie : ils gardèrent pour euxl’Argolide, la Laconie, la Messénie; l’Élide passaaux Ëloliens. L’Égiale, ravie aux Ioniens, ne reslapoint aux conquérants, mais reçut de nouveaux ha-bitants, les Achéens. Plus lard, les Doriens s’em-parèrent aussi de Mégarc el de file de Crète. Enfin,comme tous les peuples grecs, ils envoyèrent auloin des colonies; les principales sont : Cos, Rhodes,

Ilalicarnasse, dans l’Asie Mineure, dont la partieS. 0. prit d’eux le nom de Doride (roj/. doride) ;Byzance, Corcyre, Syracuse, Tarcute, Iléraeléo enItalie, etc. L'invasion dorienne lit rétrograder lacivilisation en Grèoe el causa une espèce de moyenâge de cinq à six siècles. — C’est à tort qu’on iden-tifie parfois les Dorions el les Hellènes. Les Doriensont été les derniers vomis dans la Grèce méridio-nale; ils ont dépossédé non pas les Pélasges, maisles autres Hellènes, Ioniens, Achéens, Éoliens, ettoujours l’opposilion a subsisté enlre eux el ces tri-bus, tant pour le caractère que pour le gouverne-ment, les lois et le dialecte. La guerre du Péloponèsene fut au fond qu’une guerre entre Doriens et Io-niens.

¥ DORINNE, coin. rur. de Belgique, prov. de Na-mur, arr. adm. et jud. de Binant, dont cette com-mune est à 9 kil.; 388 bah. Tissage des toiles.

DOBfS. Voy. néréides.

DORK1NG, bourg d’Angleterre (Surrey), à 13 kil. E.de Guildford, dans une vallée lrès-])iItoresqno ; .1,109lmb. Air sain ; séjour recherché par les malades.

* BORLAND (Pierre), charlreux, né à Diesl en1449, mort dans un couvent de son ordre à Zeelhcin,en 1507, a composé beaucoup d ouvrages mystiquesou dogmatiques. Il est principalement connu parson Chronicon chartusianum, que Th. Pelreius, unde ses confrères, a publié, in-8°, Cologne, 1008.Adrien Driscart, curé de Tournay, on a donné unetraduction française, in-8°, Tournay, 1644.

D’ORLÉANS (le père Joseph), jésuite, né à Bourgesen 1611, mort à Paris en 1098, professa d’abord lesbelles-lellres dans différents collèges, se livra en-suite à la prédication, puis se consacra à l'histoire,dans laquelle il obtint des succès mérilés. On a delui : Histoire des révolutions d’Angleterre, Paris,1093,3 vol. in-4°, continuée par F. Turpin, 1780;Histoire des révolutions d'Espagne, 1731, 3 vol. in-4",1737, 5 vol. in-12, terminée par Bruinoy et Rouillé,et un grand nombre de biographies particulières.

"DORMAEL, com. rur. de Belgique, prov. de Bra-bant, arr. adm. et jud. de Louvain, dont cette com-mune est à 28 kil. ; 421 bah.

DORMANS, ch.—1. do caillou de France (Marne), à23 kil. 0. d'Épernay ; 1,529 bah. Vins. Henri de Guisey reçut la blessure qui lui valut le nom de Balafré(1575).

DORMANS (Jean de), cardinal, chancelier et gardedes sceaux sous les rois Jean et Charles V, fut d’a-bord avocal au parlement et s’éleva par son mériteaux premières dignités de l’État et de l’Église. Ce futlui qui fonda à Paris le collège dit de Beauvais ; il lonomma ainsi en l'honneur de la ville de Beauvaisdont il était évêque. Il mourut en 1373.

DORMANTS (les sept ), nom donné à sept frèresqui souffrirent le martyre à Éphèse sous l’empereurDèce en 251. On conte que ces frères, s’étant ca-chés dans une caverne, y furent murés par ordre del’empereur; on retrouva leurs reliques 137ans après,vers l’an 408. On les fête le 27 juillet.

DORMEILLES, bourg de la Brie en France (Seine-el-Marne). Clotaire il y fut défait par Théodcbert etThierry, 000.

DORNACH, village de Suisse (Soloure), à 10 kil. S.de Bâle; 022 bah. Bataille célèbre où 6,000 Suissesballirent 13,000 Autrichiens en 1109. Cette batailledécida de l'indépendance do la Suisse.

BORNES, eh.—I. de canton de France (Nièvre), à12 kii. S. 0. de Dccize; 1,000 liai). ‘'Élève d’abeilles.

DORNHEIM, village du grand-duché do Hesse-Darmslndt, à 11 kil. 0. de Darmstadt ; 000 liai). Prèsde là l'empereur Adolphe de Nassau fut tué par Al-bert P r , duc d’Autriche. Voy. inuelhéim.