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Tome premier.
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considération publique a été la juste récompense duzèle et des talents de Dotrcnge. Dans la vie privée, ilfaisait constamment preuvede bienveillance; l'aménitéde son caractère et les saillies de son esprit le fai-saient rechercher de la société. Peu de temps avantsa mort, Dotrcnge avait été nommé conseiller d’Elaldu roi des Pays-Bas.

DOTTEV1LLE (L. P.), oralorien , né à Palaiseauen 171(1, mort en 1807, était (ils naturel d'un am-bassadeur. Il fut longtemps professeur au collège deJuilly. On a de lui une traduction estimée de Sal-luste, 17-49, souvent réimprimée ; il a aussi traduitsuccessivement plusieurs ouvrages de Tacite, qu'ilréunit en 1792 dans une traduction complète de cetauteur en 7 vol. in—12.

" D0TTIGN1ES, corn. rur. de Belgique, prov. de laFlandre occidentale, arr. adm. et jud. de Coudrai,dont celte commune est à 11! kil. ; 4,0(19 bah. Tanne-ries, brasseries, fabriques de tabac, sauneries, bri-queteries. Commerce de lin, de (il et de toile.

DOL’AB, pays de l’Inde, compris entre le Iljomnahet le Gange. — Douab est aussi le nom générique detout terrain ainsi placé enlre deux cours d'eau.

DOUAI ou DOUAY, Duacum, ville de France, ch.-l.d'arr. (Nord', sur la Scarpe, à 30 kil. S. de Lille,10,933 liai), Belle place d’armes, arsenal, remparts,hôtel de ville. Cour royale, académie universitaire;collège royal, sociélésavante, bibliothèque, muséede tableaux, etc., école d'artillerie. Fonderie decanons, Chapeaux, tulles, fils, toiles, etc. Tanneries,brasseries, etc. Commerce de houblon, lin, grainesgrasses, etc. Chemin de fer. — Douai existait déjàdu temps de César; elle appartint ensuite aux comtesde Flandre, auxquels Philippe le Bel l’enleva en 1297 ;mais Charles Y la leur rendit en 1368. Louis XIVs’en empara en 1667, la perdit en 1710 et la reprit en1712; elle resla alors définitivement à la France parle traité d'Utrecht. Patrie de Jean dit de Bologne, deGalonné: Merlin dit de Douai était d'Arleux, à 10 kil.de Douai. — Six cantons (Arleux, Marchiennes, Or-chics, plus Douai qui compte pour 3) et 66 com-munes.

DOUARNEN’EZ, ch.-l. de cant. de France (Finis-tère), à 19 kil. N. 0. de Quimper, sur la baie deDouarnenez; 3,952 hab. Pêche de sardines. — Enface est l’ile Tristan.

DOUBLET I)E l’ERSAN (madame), née lkgh.xiire,veuve d'un intendant du commerce, acquit quelquecélébrité dans le xvm e siècle, en réunissant chez elle(au couvent des Filles-Saint-Thomas) une société degens de loilres parmi lesquels on comptait Sainte-Palaye, Chauvelin, Voisenon, Piron, Ilachaumonl,Elle tenait registre de toutes les nouvelles du jour.G'est du journal qui se rédigeait ainsi chez ellequ’ont été extraits les Mémoires de Baehaumont .Ellesurvécut à la plupart des personnes de sa société etmourut en 1771 à 94 ans.

DOUBNITZA, ville de la Turquie d’Europe (Rou-mélie),à33 kil. E. de Giustendil; 6,000 hab. Elle estbâtie au pied du mont Doubnitza ( Scomius mons dosanciens), qui renferme des mines de fer. * Le terri-toire de celle ville a des vignobles.

DOUBNO, ville de la Russie d'Europe (Volhynie),à 216 kil. N. 0. de Jilomir; 5,000 hab. Grand com-merce de bétail, bois, etc. Foire considérable où serendent les marchands polonais, allemands, turcs,arméniens et grecs.

DOUBS, Dubis, riv. de France, liait à 2 kil. de laMoulhe, au pied du mont Rixon; baigne Ponlarlicr,Morteau (où il forme une cataracte), Baume, Besan-con, Dole; reçoit la Desoubre, la Loue, le Dorain, laôuiolle, cl tombe dans la Saône à Verdun, après uncours de .430 kil. Elle a été rendue navigable dans

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une partie de son cours par le canal de Monsieur (deDole à Vougeaucourt).

nui es (dép. du), un des départ, frontières de làFrance, borné à l'E. par la Suisse, à 10. par les dép.de la Haute-Saône et du Jura; 100 kil. sur 96:5,310 kil. carrés. Ch.-l,, Besançon. Il est formé d'unepartie de la Franche-Comté et "du comté de Montbé-liard. Hautes mont, dans sa partie orientale; nom-breuses vallées; fontaines, trois lacs, beaucoup d’é-tangs et marais salants. Fer (minerais très-riches),marbre, albâtre, plâtre, tourbe, pierre de taille, etc.Belles forêts au N. et à 10.; pâturages; maïs, vin,légumes, fruits, pommes de terre, etc., Forts che-vaux, belles vaches dites vaches comtoises, moulonset chèvres. Usines à fer; horlogerie; draps; toiles ettissus de colon; papier, dentelles, bleu de Prusse,soude, verreries, etc. Commerce actif, tant local quede transit. — Le dép. du Doubs se divise en -I arr,(Besançon, Montbéliard, Baume-les-Dames, Ponlar-lier), 27 canl. et 640 communes : il dépend de la5 e division militaire, est dans le ressort de la courroyale et de l'archevêché de Besançon. * Un recense-ment, opéré en 1816, constatait une population de292,3-47 liab.; le recensement, également ofliciel, de1851, donnait alors à ce département 296,079 hab.

D0UDEAUY1LLE. Voy. LAUOcuiiForcAitn.

DOUDEV1LLE, ch.-l. de cant. de France (Seine-Inférieure), à 11 kil. N. d'Yvetot: 1,785 hab Foirespour bestiaux.

DOUÉ, Theodoadum, ch.-l. de canton de France(Maine-et-Loire), à 16 kil. O. de Saumur; 3,053 hab.Très-belle fontaine: ruines d’un amphithéâtre ro-main ; débris d’un palais de Dagobert. Mine de houille.Commerce de grains, de fer ei de bétail.

DOUERA, village et poste militaire de l’Algérie(province d’Alger), créé par les Français en 1833, à20 kil. S. O. d’Alger; 2,000 hab., dont moitié d'Eu-ropéens. Colonisé en 1842.

* DOUFFET (Gérard), peintre, élève de Rubens,naquit à Liège en 1594, et y est mort en 1660. Ilpartit pour l’Italie afin de s’y perfectionner, et y resta7 ans. A son retour, il peignit l'Invention de la sainteCroix, el la Visite par le pape Nicolas V du caveauoù repose saint François d’Assise. Ces deux composi-tions capitales sont aujourd’hui dans la galerie deDusseldorf. Un des chefs-d’œuvre de Doull'et était leMartyre de sainte Catherine, qui était placé dansl’église de ce nom, el qui a été brûlé lors du bombar-dement de Liège en 1690.

DOUGLAS, ville maritime d’Angleterre, dans l’ilode Man, à 17 kil. de Caslletown ; environ 6,800 hab.Bon port.

îioi GLAs, petite île de l'Amérique russe, enlre l'ilede l'Amirauté cl le continent, par 58" 15’ Int. N.,136“ 4 4’ long. 0. ; 31 kil. sur 9. Des glaces obstruentle canal qui la sépare de la terre ferme.

DOUGLAS, ancienne cl puissante famille d'Ecosse,qui se signala surtout dans les guerres acharnéesque ce pays eut à soutenir contre l'Angleterre. Leplus connu de ses membres est Archibnhi, comte deDouglas, qui fut envoyé par la régence d’Ecosse avec10,000 boulines pour secourir Charles VII contre lesAnglais en 1421. II défit entièrement les Anglais dansla sanglante bataille de Baugé, où périrent le duc deClarence et le marquis de Somerset, l’un frère, l'autreoncle du roi d'Angleterre. Charles VU, en récom-pense, le créa lieutenant général du royaume el ducde Touraine. 11 fut tué en 1125, en combattant Bed-ford. — Deux autres Douglas périrent de manièretragique pour s’être mis à la lêle des nobles insurgés :le père fut massacré au chàleau d’Edimbourg pen-dant la minorité de Jacques II ; le fils fut poignardépar Jacques II lui-même, 1432.