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profondie des faits les plus mystérieux de la nature,et où il exécuta la plus grande partie de ses recher-ches. Correspondant de l'Académie des sciences dès1819, Dulrochet fut élu membre de ce corps en 1828,et vint alors se fixer à Paris. Il réunit en 1837, aprèsles avoir révisés, tous ses travaux sous le titre deMémoires pour servir à l'histoire anatomique etphysiologique des végétaux et des aniiiiaux, 2 vol.in-8°, avec atlas ; il a publié depuis des Recherchesphysiques sur la force épipolique, en 2 parties, 1812et 1813. Ses travaux ne se distinguent pas moins parl'originalité que par la profondeur : son nom resteraattaché à la découverte des singulières propriétésqu’il désigna sous le nom d 'endosmose et d'exosmose.
DUTTLINGEN, ville. Voy. tudlixgex.
DUTTWEILER, village des États prussiens (prov.Rhénane), à 3 kil. N. de Sarrebruck; 1,000 hab.Mines d'alun qui fournissent 800 quintaux par an.
* DUTZ (Mathieu-François), artiste vétérinaire, néàVerviers en 1730, mort vers 1790, est auteur desouvrages suivants : l’Anti-Maréchal, ou Chirurgiecomplète et Traité des opérations qu’exigent les ma-ladies externesdes chevaux, 2 vol. in-8°, Liège, 1773;les Ruses du Maquignonage, in-8°, Liège, 1773.
* DUTZEL, -village de Belgique qui, avec celui deCortryck, forme la corn, de Corlryck-Dulzel.
DUVA1R (Guillaume), garde des sceaux sousLouis XIII, né en 1336, mort en 1021, était ecclé-siastique. Il remplit avec distinction plusieurs placesdans la magistrature, reçut les sceaux en 1616 sansles avoir sollicités, et eut à lutter contre les intri-gues des courtisans. 11 fut fait évêque de Lisieux en1620. On a de lui des traités de piété, des traductionsd 'Épictète et de quelques discours de Démosthènes etde Cicéron , un traité de l’ Éloquence , et un ouvragede morale intitulé : De la saine Philosophie, queCharron a mis à contribution, et d'où il a tiré sadescription des passions.
DUVAL (Guillaume), savant, né à Pontoise vers1370, mort en 1646, cultiva à la fois les langues an-ciennes, la théologie, la philosophie, la médecine,la botanique; enseigna la philosophie au collège deLisieux, puis au collège de France (1606); devintmédecin du roi et doyen de la faculté de médecine(1640). On lui doit une excellente édition d 'Aristote,grecque-latine, 1619-1628 , 2 vol. in-fol., avec uneanalyse (Synopsis analylica) de toute la doctrine duphilosophé grec; une Histoire du Collège royal deFrance, 1644, etc.
duval (Valentin jameray), antiquaire, né en 1693en Champagne, fils d’un pauvre paysan, avait d’a-bord gardé les troupeaux. 11 fut élevé par les soins duduc de Lorraine, Léopold, qui avait remarqué sonamour pour l’étude; devint bibliothécaire du duc,professeur d’histoire à Lunéville, et enfin conserva-teur du cabinet des médailles de Vienne, quand lefils de son protecteur fut devenu empereur sous lenom de François I l ' r (1748). On a de lui des cataloguesdes médailles" de Vienne, et quelques autres écrits.M. Koch a publié ses œuvres, Paris, 1783, 3 vol.in-8«, avec une notice sur sa vie qui offre des aven-tures fort intéressantes.
duval (amaury), membre de l’Académie des in-scriptions, né à Rennes en 1760, mort en 1838, futd’abord avocat, puis secrétaire d'ambassade en Italie ;quitta la diplomatie pour les lettres et créa la Décadephilosophique , journal qui fut réuni plus tard auMercure, et qu’il dirigea jusqu'en 1814. Après avoirété couronné pendant trois années consécutives pourles questions proposées par l'Institut, il fut nommémembre de ce corps en 1811. Voici la liste de sesprincipaux ouvrages : Des Sépultures chez lesancienset les modernes, Paris, 1801, iu-8’>; Paris et ses mo-
numents, 1803; Monuments des arts du dessirl chezles anciens et les modernes, recueillis par Denon, ex-pliqués par Amaury Duval, 1829 , 4 vol. in-fol.Am. Duval a publié avec M. Daunou la Continuationde l'histoire littéraire de la France des Bénédictins.
dxjvai, (Al. pixeijx), frère du préeéd., auteur dram.,né à Rennes en 1767, mort à Paris en 1842, mena d'a-bord une vie aventureuse, fut successivement bura-liste, marin, militaire, ingénieur, acteur, enfin au-teur; donna soit seul, soit avec Picard ou autres,plus de 50 pièces, dont quelques-unes du genre leplus élevé, et qui pour la plupart eurent du succès ;devint en 1807 directeur de l'Odéon; ranima un mo-ment ce théâtre par ses propres compositions; et futnommé quelques années après bibliothécaire de l'Ar-senal. 11 avait été admis à l’Institut en 1812. Parmises comédies, on remarque : Édouard en Écosse, en3 actes et en prose (1802) ; le Menuisier de Livonie(1805); le Tyran domestique, en 5 actes et en vers(1805); le Chevalier d’industrie, en 5 actes et en vers(1809) \ le Faux Stanislas (1810) ; le Retour d’un Croisé,parodie des mélodrames alors en vogue (1810); laJeunesse de Henri V, en 3 actes (1812); la Manie desgrandeurs, en 5 actes et en vers (1817); la Filled’honneur, en 5 actes et en vers (1819) : c’est sonchef-d'œuvre. On lui doit aussi de charmants opéras-comiques : le Prisonnier, musique de Della-Maria(1796); Maison à vendre, musique de Dalayrac(1801), etc. Ses œuvres ont été réunies par lui-mêmeen 9 vol. in-8°, 1812-1825, avec d'intéressantes no-tices sur chaque pièce. Alexandre Duval peignitavec esprit et fidélité les mœurs de son époijue : ilbrilla surtout par l’entente de la scène. Venu à la finde la république, il rendit à l’art la décence que luiavaient fait perdre les écrivains révolutionnaires.M. Ballanche, qui lui succéda à l’Académie, a faitson Éloge dans son discours de réception. — HenriDuval, frère des précédents (1770-1847), est auteurd'une Histoire de Charles VI (1842,2 vol. in-8°).
DUVAL (LEGRIS). Yo\). LEGRIS DUVAL.
duval (Nicolas). Voy. valla.
DUVAL d’EPRÉHESXIL. Voy. EPRÉMESXIL.
duval saxadox. Voy. saxadox.
DU VAL DE BEAULIEU. Voy. val (du).
* DUVENEDE (Marc vax), peintre, né à Brugesvers 1674, mort en 1729, étudia en Italie sous CarloMaratto, et revint dans sa patrie, où il se fit unegrande réputation par ses tableaux d'église; on re-garde comme ses chefs-d’œuvre une Sainte Claireentourée de jeunes filles qui lui demanden t l’habit deson ordre, et un Martyre de saint Laurent.
DUVERDIER (Antoine), seigneur de Mauprivas,né à Montbrison en 1344, conseiller du roi, contrô-leur général de Lyon, mort à Duerne (Rhône) en1600, est auteur d'un ouvrage précieux de bibliogra-phie intitulé : la Bibliothèque d’Antoine Duverdier,contenant le catalogue de tous les auteurs qui ont■écrit ou traduit en français, 1385. Voy. lagroix.
DUVERGIER DE IIAURANNE. Voy. st.-cyrax.
DUVERNET (houtox). Voy. moutox dijverxet.
DUVERNEY (Joseph guichard), anatomiste, né àFeurs en Forez en 1(448, mort en 1730, fut nomméen 1676 membre de l’Académie des sciences, et en1679 professeur d'anatomie au Jardin Royal. Il por-tait si loin le talent de l’élocution que des comédiensmême venaient l’entendre. On a de lui : Traité del'organe de l'ouïe, Paris, 1683, 1718, in-12; Traitédes maladies des os, Paris,1731,2 vol. in-12, traduiten anglais, Londres, 1762, in-8°; Œuvres anatomi-ques, Paris, 1761, 2 vol. in-i".
DUVERXEY (PARIS). Voy. PARIS.
DUV1VIER (Franciade-Fleurosi), général de divi-sion , né à Rouen ci) 1794, passa par l'École poly-