DE EA VENDEE.
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trumcnt d’humiliation à l’usage particulier de lahaute aristocratie. En même temps Louis xtv en-courageait Molière à livrer, sur le théâtre, à larisée du peuple , les ridicules prétentions desmarquis, et il applaudit hautement à la peinturede la bassesse des courtisans, personnifiée sousles traits d’un comte dans le Bourgeois gentil-homme '.
1 11 est évident que Louis xiv, dont la haute protectionfavorisa sipuissammentles progrès simultanés des sciences,de la philosophie et des lettres, n’avait en vue que l’éclatqu’elles devaient jeter sur son règne. Il n’était pas s.ans in-quiétude sur la direction que pouvaient leur imprimer leshommes supérieurs de cette époque. On sait que son cour-roux éclata à la lecture de ces pages éloquentes, où, sousle voile d’une ingénieuse allégorie, Fénélon, le plus ver-tueux des prélats dont s’honore l’Eglise de France, appre-nait au peuple, qui ne connaissait encore que des devoirs,à méditer aussi sur ses droits. Le dépit du despote ne par-donna jamais quelques traits hardis échappés à la plumephilosophique de La Fontaine :
Notre ennemi c’est notre maître ,
Je vous le dis en bon Français.
La glorieuse disgrâce de Fénélon est son plus beau titreaux yeux de la postérité ; en effet, c’est lui qui donna lapremière impulsion à ce mouvement des esprits toujourscroissant jusqu’à la révolution, et à la tète duquel, quarante