DE LA VENDEE.
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garoux ; quanl à la religion, elle n’était à leursyeux qu’une soumission sans bornes à la volontéd’un curé 1 ; du reste, ils se figuraient la majestédivine sous les traits informes d’une image desaint à laquelle ils adressaient leurs prières etleurs offrandes. C’était donc pour défendre lacause de Dieu que les Vendéens avaient pris lesarmes, et cet aveu, sans plus de recherches,mène à la découverte du fond de la question : ils’agissait de l’intérêt personnel des prêtres, dece qu’eux - mêmes appellent maintenant, avecplus de raison, l’autel.
Ce mot, en effet, exprime une idée juste; etles hommes du parti-prêtre , en l’adoptant géné-ralement , ont fait à la raison publique une con-cession dont il faut leur savoir gré. Ils ont enfinsenti l’inconvenance de ce moyen usé, et quiconsistait à mêler insidieusement le nom sacréde la religion et celui de Dieu dans nos dé-bats humains. En avouant qu’ils ne militent avec
' A l’époque de la rélorrne, vers le milieu du xvi c siècle,les habitans de ces contrées embrassèrent la religion deCalvin; à la voix de leurs curés devenus protestans, ilsmassacraient alors les catholiques, et brisaient les statuesdes saints avec la même fureur qui les anima depuis, en1793, contre les bleus et l’arbre de la liberté.
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