DE LA VENDEE.
près nominale, et les deux chefs ne disposaientencore que d’un petit nombre de troupes desnouvelles levées, mal équipées, peu exercéesau maniement des armes. Les corps complets etaguerris combattaient les ennemis du dehors,au delà des frontières.
La Convention , promptement informée dusoulèvement de la Vendée, adressa aux générauxLabourdonnaie et Verteuil l’ordre de se con-certer, afin d’étouffer sur-le-champ l’insurrec-tion ; elle envoya des commissaires sur les lieuxet prit des arrêtés. Un décret du 19 mars mithors la loi tous ceux qui avaient pris ou quiprendraient part à la rébellion, en arborant dessignes de ralliement proscrits par les lois répu-blicaines.
En attendant l’effet de ces mesures, les villesvoisines du théâtre de l’insurrection jetaient descris d’alarme qui excitaient une fermentation trèsvive à une grande distance à l’entour; mais peude forces réelles répondirent à l’appel pressantdes autorités de Nantes, d’Angers, de Saumur,de Niort et de Fontenay. Des masses indiscipli-nées de gardes nationales requises, se présen-tèrent seules, et ces rassemblemens insignifians,dont chacun prit le nom d’armée, eurent tous