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CAMPAGNES
retraite assurée à l’armée. Il y plaça le centredes approvisionnemens ; et une avant-garde dedeux mille cinq cents hommes de gardes na-tionales mal organisées, campée à Saint-Lam-bert, distant de trois lieues, fut chargée d’enprotéger les approches.
A l’extrême droite de Berruyer, le généralCanclaux avait reçu l’ordre d’être à Nantes avectrois mille hommes détachés de l’armée de La-bourdonnaie. Plus rapprochés sur les bords dela Loire, les postes d’Ancenis, de Varadc etd’Ingrandc, étaient occupés par quinze cents gar-des nationaux, sous les ordres de Gauvilliers.
L’aile gauche se formait de deux corps detrois mille combattans chacun, l’un à Vihers,commandé par Leigonnier ; l’autre à Bressuire ,par Quétineau.
C’était trop peu de forces pour embrasser ainsitoute l’étendue des frontières du nord et de l’estde la Vendée militaire. Le général Dayat, plusfaible encore, devait l’attaquer au sud : on comp-tait de ce côté sur six mille hommes ; il ne s’entrouva que quinze cents au plus, sous le com-mandement de Chalbos, et douze cents environsous celui de Boulard, successeur de Marcé.Dayat avait l’ordre de s’appuyer, avec ces res-