79
I)F, LA VENDEE.
sources insuffisantes, à droite sur Bressuire,à gauche, sur les côtes de la mer, aux Sablesd’Olonne.
Le projet de Berruyer était de mettre à la foisen mouvement toutes ces divisions, et de com-biner leurs marches de manière à chasser de-vant elles la totalité des forces des insurgésvers l’extrémité de la Basse-Vendée, à l’embou-chure de la Loire. Là, resserrées entre le fleuve,les côtes de la mer, et pressées par le cordon destroupes républicaines, on se flattait de l’espoirde les écraser facilement. Mais, pour exécuterce plan, il fallait de bonnes troupes, surtoutde l’infanterie de ligne, des chefs instruitset dociles, des armes, des munitions. Toutcela manquait, et le général Berruyer pressaiten vain le pouvoir exécutif de lui donner lesmoyens d’étouffer promptement la guerre civile.Le petit nombre de troupes régulières mises à sadisposition n’avaient jamais vu le feu, et lesgardes nationales qui faisaient le fond de sonarmée, se composaient d’hommes âgés, peu pro-pres à la fatigue , ou de pères de famille requispour un temps déterminé, la plupart venus deloin, et déjà impatiens de retourner dans leursfoyers.