I>E LA VENDEE.
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Toutefois, les insurgés tenaient encore l’égliseet plusieurs maisons à l’entour, d’où ils conti-nuaient à faire un feu meurtrier ; leur innombra-ble multitude enveloppait au loin le bourg. Ber-ruyer se défiait avec raison de sa troupe, dontune partie fuyait déjà, glacée de terreur; il pritle parti de la retraite, et retourna occuper àSaint-Lambert sa position du matin.
Leigonnier n’avait pas éprouvé moins de diffi-cultés dans sa marche de Vihers sur Chollet,point central du mouvement des colonnes répu-blicaines. Le premier jour, la bande de Catlieli-neau lui barra le chemin de Coron. Là, commepartout, les paysans, se glissant par milliersderrière les haies et les buissons, laissèrent filersa troupe, et l’attaquèrent ensuite de tous lescôtés à la fois, en poussant d’affreux hurlemens.Il n’en fallait pas tant pour jeter l’effroi dansfamé des gardes nationales , citoyens requis parla force, et qui ne s’avancaient qu’avec inquié-tude dans le labyrinthe vendéen : ils se débandè-rent et prirent la fuite. Cependant Leigonnier
« ont fait de tes prisonniers, où ils les placent dans leur« armee.
» Réponse : Ils les niellaient à leur tête pour essuyer« i’assaut. »