DE LA VENDEE.
89
où il avait inscrit le nom des royalistes ses com-plices. On fit immédiatement justice de ce scé-lérat : un sapeur lui abattit la tète. Toute cette,contrée parut bientôt après nettoyée d’ennemis ;les paysans de la Basse-Vendée étaient loin d’é-galer en courage et en résolution ceux qui ve-naient de triompher de Berruyer ; ils se disper-sèrent , abandonnant Charette comme ils avaientabandonné le marquis de Laroche-Saint-An-dré; et, de même que dans la première oc-casion, leur injuste fureur s’en prit, de cettehonteuse défaite, au chef que leur lâcheté venaitde trahir, ils furent sur le point de massacrerCharette.
Cependant Beysser poursuivait rapidement lecours de ses triomphes ; et Boulard, averti de son
Priou seconde Charette; il fait allumer des cierges au-tour de la tombe d’une prétendue sainte .-les Vende'ens seprosternent; le prêtre pose la main sur la pierre tom-bale, et s’écrie qu'il la sent remuer. Le miracle est pro-clamé, etc. »
Eh! que faisait donc de ses talens surnaturels ce prêtrethaumaturge, tandis que ses paroissiens enterraient deshommes vio ans, et formaient ces abominables chapelets?Quel rôle ces hommes affreux ont donné volontairement àla religion dans ces déplorables querelles! L’événement aprouvé qu’aussitôt que leur intérêt leur a commandé de la