UE LA VENDEE.
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secrétaire-général le Père Jagaut, ancien bé-nédictin. Un autre abbé, surnommé Vespritde P armée , rédigeait les actes publics du con-seil; un curé réfractaire, d’un caractère som-bre et farouche >, en était l’ame et conduisaittout.
Ce comité apostolique, véritable parodie deceux de la Convention, avec les mêmes fureurset la même ardeur de tyrannie, fut chargé dela première proclamation par laquelle la Vendéeparlait à la France; le langage déraisonnable etimpolitique qu’il lui prêta , confirma toutes lescraintes que l’on avait conçues au dehors à lavue des premiers excès des paysans révoltés :le conseil annonçait officiellement que les insur-
1 « Bernier, curé de Saint-Laud d’Angers, fut l’amc del’administration... Bernier conservait dans le conseil le tondécisif qu’il avait dans la chaire, et comme s’il eût rivaliséavec les révolutionnaires les plus ardens, il montrait, dansle sens opposé, un esprit fougueux et persécuteur; ses tra-vaux administratifs portent l’empreinte de son caractère.Ce fut lui qui suggéra au conseil suprême un arrêt de pros-cription contre toutes les autorités civiles et militaires ré-publicaines. Il semblait qu’un esprit sombre et méchant eneût imaginé toutes les dispositions... Il déploya la mêmerigueur à l’égard des calvinistes, etc. •>
(Beauehamp, t. s, p. 274, 275, etc. )