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CAMPAGNES
gés avaient pris les armes pour rétablir Paatelet le trône : oracle obscur, où les Français nedurent voir que la menace de la contre-révolu-tftm, objet de l’effroi public.
Telle était la situation des affaires, quandBiron, arrivé à Niort le 28 mai, prit le com-mandement en chef de l’armée des Côtes de LaRochelle. Dans cette ville, où tout venait de seconcentrer depuis la prise de Fontenay, le généralne trouva qu’une masse confuse de seize à dix-sept mille hommes demi-nus, sans armes, sanschaussures, méconnaissant leurs chefs, et dontplus de six mille étaient absolument incapablesd’aucun service militaire. A la vue d’un tel dé-sordre, et d’un bouleversement aussi complet,Biron, s’étonnant du peu de progrès des Ven-déens , exprima hautement l’opinion défavorablequ’il conçut, à cette occasion, des talens mili-taires de leurs chefs : « D’après ce que j’apprends« des révoltés, écrivit - il au ministre dans son« premier rapport, de leurs moyens, de leur ma-« nière de faire la guerre, ils ne doivent abso-« lument leur force et leur existence qu’à« l’épouvantable confusion qui n’a cessé d’ac-« compagner les mesures incohérentes et insuf-« Usantes que l’on a toujours prises partiellement