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CAMPAGNES
de diriger leurs divisions sur Bressuire, oùelles devaient être rendues le 7 octobre, afin demarcher ensuite ensemble sur Châtillon , et delà sur Chollet, pour opérer leur jonction avecles Mayençais. Canclaux fut averti de cette dis-position ; mais au point où il était alors parvenu,c’était principalement sur les divisions de Luçonet des Sables d’Olonne qu’il comptait le plus ;et il avait écrit aux généraux Mieszkowsky etBeffroi, qui les commandaient, de se hâter devenir le joindre à Saint-Fulgent. Inquiet de nepoint les trouver au rendez-vous , et peu rassurésur sa position, sans appui au cœur de la Ven-dée , il détacha en reconnaissance le brave Ma-rigny, avec trente chasseurs à cheval du côtéde Chantonnay.
Marigny entreprit courageusement cette péril-leuse mission à la tête de sa faible escorte, et cene fut pas sans crainte qu’on le vit partir. Son sortinspirait de vives inquiétudes, quand il revint,quelques jours après, rapporter qu’il avait mar-ché d’abord à Chanlonnay, puis jusqu’à Sainte-Hermine , près de Luçon, sans trouver le moindreobstacle; que Mieszkowsky et Beffroi venaienttous deux de recevoir l’ordre de quitter l’armée ;qu’il ne fallait attendre aucun secours de la divi-