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CAMPAGNES
l’arl militaire pour éviter d’èlre coupé par lamasse décuple des insurgés, dont l’impétuositétenait de la rage, mais qui se battaient sans ob-server aucun ordre. Après deux heures d’unelutte acharnée, averti de l’approche de Canclauxet de Merlin, avec un secours de quinze centshommes et du canon, Kléber ordonna de char-ger à la baïonnette. La vigueur de cette attaquetroubla l’ennemi, qui commençait à s’ébranler,(juand Merlin, faisant tirer quelques coups decanons à toute volée, acheva de jeter l’épouvantedans les rangs des Vendéens ; ils prirent alorsla fuite en désordre , abandonnant une partie deleur artillerie.
Kléber les poursuivit jusqu’à Saint-Sympho-rien , sur la route de Montaigu à Tiffauges ; maislà dut s’arrêter sa marche triomphante. Canclaux,ayant reçu le faux avis que Charctte menaçait sonflanc gauche 3 envoya l’ordre à Kléber de rega-gner sans délai le camp de Montaigu, où il amenal’artillerie prise à l’ennemi, accomplissant ainsila promesse faite à ses soldats sur le champ debataille , de reconquérir les canons perdus àTorfou.
Celle glorieuse revanche , prise par l’avant-garde des Mayençais, excita dans l’armée répu-