DE LA VENDEE.
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blicaine une ardente émulation ; mais la joie dece triomphe devait être bientôt troublée : c’est lesoir même de ce beau jour que les généraux Can-claux et Aubert-Dubayet reçurent leur destitu-tion. Canclaux se retira sans murmurer contrecet ordre injuste autant qu’impolitique, offrantmême de donner à son succésseur tous les ren-scignemens qui pourraient l’aider à consommerune opération commencée sous de si favorablesauspices. Il remit ensuite le commandement àYimeux, le plus ancien des généraux, lequel re-fusa ce fardeau, qu’il jugeait trop au-dessus deses forces.
Ainsi l’armée victorieuse, réduite à moins dedix mille combattans , restait sans chef au centrede l’insurrection, en présence d’une multituded’ennemis dont le nombre pouvait encore se dou-bler par la réunion des troupes de Charette etdes autres divisions indépendantes de la Basse-Vendée ; les représentans Merlin et Turreau or-donnèrent à Kléber d’en prendre le commande-ment. Général habile, modèle d’honneur et debravoure, Kléber méritait de le conserver et derester au premier rang ; mais il fut forcé de re-descendre presque à l’instant au second, par l’ar-rivée subite de Léchelle, qui parut au camp de