DE LA. VENDÉE.
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devait prévoir. La troupe, excédée de lassitude,eut à peine atteint, au milieu de la nuit, les avanl-jtost.es vendéens, qu’elle tomba sur eux brus-quement; surpris, ils reculèrent et répandirentl’alarme : le tocsin sonna aussitôt dans Laval, ettoutes les paroisses voisines répondirent à cetappel ; en un moment l’armée catholique entièrelut sur pied. L’obscurité était profonde; les Ven-déens , guidés seulement par la voix des officiersrépublicains qui commandaient la manœuvre,pointèrent leurs pièces du côté où ils les enten-daient, et les premiers coups portant juste,jetèrent le trouble dans les rangs des républi-cains, qui furent ensuite attaqués vigoureusementà l’instant où ils se disposaient à charger eux-mê-mes. Le combat fut long et opiniâtre, et l’achar-nement extrême des deux côtés ; mais enfin Wes-termann, accablé par le nombre, dut reconnaîtreque l’audace seule ne suffit pas à la guerre pourfixer la victoire : complètement battu, il se vitcontraint, non sans une perte considérable, dose replier sur Château-Gonthier.
Peu d’heures après , l’armée républicaine ar-riva dans cette ville, où les représentans et legénéral en chef l’avaient précédée ; empressésde réparer l’échec de Westermann, ils prirent