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unanimement la résolution de courir sur-le-champ à l’ennemi. Kléber combattit cet avis parde bonnes raisons : les soldats manquaient dechaussures ; ils venaient de faire une longuemarche sans vivres ; on n’avait pas reconnu leterrain. N’importe, rien ne put vaincre l’obstina-tion de Léchelle, qui, reprenant le comman-dement , ordonna que l’armée traversât Châ-teau-Gonthier , et poursuivît son chemin sansprendre de repos ; elle s’avança en effet pénible-ment trois lieues au delà, jusqu’à Villiers, oùelle arriva au commencement de la nuit. Lesreprésentans voulurent l’entraîner plus loin,sollicités par Westermann; mais Kléber insista,commanda la halte, et l’avant-garde prit positionsur les hauteurs en avant de Villiers , occupantle pont de la petite rivière d’Ouette.
Kléber parcourait le camp, veillait à tout,étudiait le terrain, quand il reçut un ordre ver-bal de Léchelle qui lui recommandait de disposerles deux divisions de l’armée comme ils en étaientconvenus. Etonné, il répondit qu’ils n’étaientconvenus de rien, et lui dépêcha un officier afind’avoir l’explication de cette énigme. Mais déjàle général en chef dormait profondément, etpersonne n’osa troubler son sommeil. Les gé-