DE LA VENDEE.
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C’est ce dernier mouvement qui avait déter-miné Laroche-J acquelin à rétrograder du côté deLa Flèche. Arrivés dans cette ville, les insurgéshésitèrent encore sur la route qu’ils devaient sui-vre. Les uns conseillaient de tenter le passage dela Loire, entre Angers et Saumur ; d’autres , àBlois. Dans cette perplexité, on proposa de s’em-parer du Mans , dont on se flattait de trouver leshahitans disposés en faveur de la cause catho-lique. Cet avis prévalut; mais l’espoir des Ven-déens fut encore trompé : au Mans, comme par-tout , leurs idées contre - révolutionnaires netrouvèrent qu’un très petit nombre de partisans ;ils s’y virent accueillis par l’inimitié publique.Faiblement défendue, la ville avait été occupéepresque sans résistance. Cette victoire facile n’enfut pas moins souillée par le meurtre et le pil-lage 1 .
Le jour du châtiment approchait ; il fut ter-rible. Affamés, accablés de lassitude, en proieaux douleurs d’une maladie contagieuse , les
1 .Le lendemain matin, plusieurs bons citoyens sont
fusille's, les e'difices publics dévastés, et les aristocrates oupatriotes pilles indistinctement. ( Adresse de Vadministra-tion de la Sarthe , citée dans les Guerres des Vendéens ,
t. 2 , p. 4»4-)