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CAMPAGNES
responsabilité, et ne demandait que l’honneur deguider l’avant-garde au moment du danger.
Le même jour , l’armée de l’Ouest fut enfinjointe par celle de Cherbourg , dont la marche,toujours entravée par le représentant Laplanehe,avait été lente et circulaire , au point que tousles efforts du général Sépher, pour se rappro-cher du champ de bataille et prendre part auxaffaires, étaient restés infructueux. Cette con-duite ayant été l’objet de graves reproches , lereprésentant se bâta d’en rejeter toute la fautesur le général, qu’il destitua et remplaça par Tilly.L’arrivée de ce renfort, le concert des deux prin-cipaux chefs, la confiance qu’ils inspiraient ausoldat, et surtout l’éloignement de Rossignol,tout présageait enfin aux républicains des succèsprompts et décisifs. Ce fut sous ces heureux aus-pices que l’armée sortit d’Angers à la poursuitedes Vendéens. Westermann s’élança en avant surleurs traces , à la tète de la cavalerie légère ,chargé de les harceler sans relâche. Muller lesoutenait avec une division, à la suite de laquelles’avançait Marceau , conduisant le gros de latroupe ; et Kléber dirigea l’arrière-garde par lachaussée, sur la rive droite de la Loire, afin decouvrir Saurnur.