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CAMPAGNES
du 21. Kléber prit des positions à l’entour,afin de cerner les rebelles. On passa la nuit aubivac, et quoique le camp ne cessât pas d’êtreinondé par une pluie glaciale, le soldat ne fitentendre aucun murmure, les généraux restè-rent constamment sur le terrain. Mais au jouron reconnut que les ennemis avaient profité del’obscurité pour gagner Savcnay : on y courutsur leurs pas.
Il fallut d’abord traverser, entre le bourg etle château de Blain, une rivière que la pluieavait considérablement grossie; les soldats s’yprécipitèrent " sans hésiter, plongeant dans lesflots jusqu’à la poitrine ; un grand nombre por-taient. au-dessus de leurs têtes les munitionsqu’on avait été forcé de tirer des caissons dansla crainte que l’eau ne les y atteignît : l’artilleriesurmonta cet obstacle, non sans difficultés ; maisle mouvement n’en fut pas retardé ; les caissonsrechargés, on se remit à la poursuite de l’en-nemi. Kléber et Marceau marchaient au premierrang avec Westermann. Le jour tombait, lors-qu’on aperçut enfin les.Vendéens, occupant unbois couvert par un ravin profond, en avant deSavenay.
Kléber jugea que, pour les attaquer le lende-