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CAMPAGNES
qu’ils venaient d’éprouver 1 . Il commandait unéarmée nombreuse et bien composée; les insurgés,qui en connaissaient la force, ne pouvaient seméprendre sur la cause de son inaction. Les der-niers états de Turreau présentaient un effectif decent trois mille hommes; mais les détachemensenvoyés aux frontières, et les maladies, aprèsune si rude campagne d’hiver, avaient réduit cenombre de moitié ; il fallait encore en déduireenviron quinze mille recrues des dernières le-vées , sans armes et n’ayant aucune instruction.Yimeux pouvait donc disposer de trente-six millebons soldats, qu’il répartit dans quatorze campsétablis autour du foyer principal de l’insurrec-tion , et formant un cercle dont la circonférencerenfermait environ quatre cents lieues carrées y .
' Il faut observer que les colonnes infernales n’avaientpas pu pénétrer fort avant dans l’inte'rieur de la Vende'e, nis’éloigner de la ligne droite que chacune devait suivre ; en-lin , que leur marche dura peu et ne fut jamais rapide.
’ On peut reconnaître l’emplacement de ces camps surla carte placée à la fin de ce volume, en suivant la ligneque le dessinateur y a tracée, laquelle part du lieu nomméles Sorinières, au-dessous de Nantes, descend au sud jus-qu’à Nesmy, et remonte ensuite vers le nord jusqu’à Sau-mur. En voici le détail :i° Les Sorinières;
2° Freligué, près Touvois;