DE LA VENDEE.
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mer la querelle, les deux rivaux coururent auxarmes. Déjà même leurs troupes s’ébranlaientpour se présenter le combat, quand la plupartdes généraux de Charette, réunissant leurs ef-forts , parvinrent à le détourner de cette résolu-tion extrême, qui devait entraîner la ruine de lacause dont ils avaient embrassé la défense.
On voit, d’après ce tableau fidèle de l’inté-rieur de la Vendée à cette époque, qu’il n’étaitplus besoin de grands efforts pour achever de laréduire ; l’insurrection se déchirait de ses pro-pres mains , et son caractère primitif, complè-tement effacé, ne se trouvait plus nulle part.Certes, ce n’était pas dans la cour dissolue deCharette, parmi ce mélange de galanterie et deférocité, de fêtes voluptueuses et de supplicesrévoltans, qu’il eût été facile de reconnaîtrel’exaltation religieuse, source de. tant de succèsaux premiers jours du soulèvement. On l’eûtcherchée tout aussi vainement dans le camp dufarouche Stofflet,, où la fraude, l’avarice, lesspoliations et le meurtre régnaient avec l’abbéBernier, objet de l’horreur générale. Le tempsétait déjà bien loin où les paysans, sous l’empired’un aveugle transport, croyant servir la causede Dieu, couraient au martyre, et entraînaient