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CAMPAGNES
l’abbé Bernier; surtout de favoriser, le sabre àla main, la circulation de leurs assignats, queles paysans refusaient d’admettre. Les chasseursfirent de cette rébellion une justice si terrible,qu’un grand nombre de familles virent en peu detemps leurs chefs immolés à l’avarice du des-pote , et leurs biens confisqués h son profit. Ainsiles prétendus défenseurs de l’autel et du trôneavaient, en réalité , transporté dans la Vendéetoutes les fureurs de la Convention : le conseiloffrait une hideuse parodie du Comité de salutpublic ; l’abbé Bernier en était le Fouquier-Tin-ville , et Stofflet le Robespierre.
Instruit de ces excès, Charette, non moinscriminel, mais empressé de faire tourner au profitde sa puissance les fautes d’un rival détesté, con-voqua de son côté un conseil où il appela tousles chefs secondaires sous ses ordres, et parmilesquels figurait Sapinaud, successeur de Mari-gny. Le général de l’armée de Jésus leur dictaun arrêté qui enjoignait à celui du Haut-Poitoade venir rendre compte de sa conduite. Révoltéde cette nouvelle prétention de Charette, Stoffletemprunta d’abord la plume de Bernier pour ré-pondre à la citation par des bravades ; mais lesécrits n’ayant eu d’autre résultat que d’enveni-