I)E LA VENDEE.
335
décret d’amnistie de la Convention offrit le par-don à tous les rebelles des départemens de l’Ouestindistinctement, sous la seule condition de dé-poser les armes dans le cours d’un mois , àpartir du 2 décembre.
Des pourparlers secrets ne tardèrent pas às’ouvrir en Bretagne, dès que ce décret y futrépandu. Après quelques lettres échangées, legénéral Humbert eut une entrevue dans un boisisolé avec le chef chouan Boishardy, récemmentvenu d’Angleterre. Vers les premiers jours dejanvier 1795, Cormatin se mit en correspon-dance avec les conventionnels Ruelle, Bour-sault et Bollet, à Nantes, et témoigna le désirde profiter de l’amnistie, mais en se concertantavec Charette.
Déjà les négociations étaient en pleine activitédans la Vendée; Ruelle avait envoyé des émis-saires à Charette; on s’était entendu sur les ba-ses de la pacification. Le général de Xarmée deJésus et ses principaux chefs commencèrent parstipuler le prix de leur soumission ; ils exigeaientdes sommes considérables. Ruelle partit pourParis, afin de concerter les clauses de cet ar-ticle capital du traité, avec le Comité de salutpublic, lequel , empressé de terminer à tout