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CAMPAGNES
lonels, el leur assigna des postes aux environsd’Auray.
Ces dispositions achevées, il semblait aux émi-grés qu’il ne s’agissait plus que de se porter ra-pidement sur Rennes , pour être maîtres detoute la Bretagne; d’Hervilly en jugea différem-ment , et déclara son intention de ne point s’éloi-gner des vaisseaux avant d’avoir reconnu lesforces qui lui seraient opposées, surtout cellesqui devaient le seconder. En effet, tout reposaitsur les troupes annoncées par Puisaye : si ellesexistaient, on ne pouvait tarder à les voir semontrer; et dans le cas où le gouvernement an-glais eût été abusé, l’invasion de la Bretagne aveccinq ou six mille émigrés et chouans était unprojet trop absurde, pour séduire un général quidevait répondre de sa conduite et d’une armée auministère du roi Georges. D’Hervilly commanda:Puisaye fut contraint d’obéir, et la marche restasuspendue.
Cependant Hoche , au premier bruit du débar-quement, accourut de Rennes à Vannes, où ilne trouva, le 28juin, que quatre cents hommesd’infanterie et vingt cavaliers ; à la tête de cettefaible avant-garde, il se porta sans retard sur laroute d’Auray, afin de reconnaître l’armée d’in-