DE LÀ VEXDEE.
359
vasion, dont il culbuta les avant-postes. En mêmetemps il dépêchait dans toutes les directions desordonnances aux généraux sous ses ordres, etleur prescrivait de hâter le rassemblement destroupes nécessaires pour rejeter les ennemis dansla mer. Son coup d’œil juste et ferme appréciasur-le-champ leurs forces, et il sut calculer avecprécision les moyens d’en triompher. La pre-mière lettre de Hoche au général Chérin, sonchef d’état-major, resté à Rennes, peint bien latranquillité de son ame à la vue d’un danger ca-pable d’ébranler celle d’un homme ordinaire :« Envoyez-moi, en deux jours, quatre mille hom-« mes de la division de Brest, avec deux obu-« siers et six pièces de canon, commandés par« Drut. Mille hommes des deux divisions com-« mandées par Rey se rendront à Ploermel sous« les ordres de Yalleteau. Ecrivez à Dubayet et« à Canclaux de m’envoyer le plus de forces qu’il« leur sera possible pour repousser les Anglais ;« du secret et du calme. Ecrivez au Comité de« salut public que je le prie d’être tranquille sur« les suites du débarquement. »
A la même date, il adressa au général Cha-bot, à Brest, la lettre suivante : « Je vous pré-« viens, sous le secret, que les Anglais débar-