DE LA VENDÉE. 385
ericore en grand nombre, continua de croiserdevant les côtes de la Bretagne et du Poitou.
Sans cesser de surveiller au dedans et au de-hors les manœuvres des ennemis, que sa pru-dence et son activité déjouaient toujours, legénéral républicain s’appliquait à étudier le mou-vement ainsi que la disposition générale desesprits dans les provinces insurgées. Il décou-vrit avec sagacité que les gentilshommes de laVendée et de la chouannerie, s’abandonnant àl’illusion de leurs rêves ambitieux, et croyantdéjà posséder un prince de la maison de Bour-bon , s’enivraient de l’espoir d’opérer la contre-révolution par l’Angleterre et les émigrés ; etque, dans leur aveuglement, non seulement ilsnégligeaient les prêtres, mais qu’ils tendaient àséparer leur noble cause de celle de ce peuple decurés et de vicaires désormais inutiles. Cette er-reur devait leur être fatale; car le ressort in-surrectionnel avait toujours été et était encoreentre les mains des prêtres ; mais, aussi las dumartyre que les paysans de la guerre, les ecclé-siastiques inclinaient évidemment au repos. Cesremarques suggérèrent à Hoche les idées surlesquelles il fonda son plan de pacification géné-rale des provinces de l’Ouest.
25