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CAMPAGNES
Napoléon ; qu'il sollicita et obtint, de lui la mitreépiscopale *.
1 La conduite du curé de Saint-Laud prouve que ses in-trigues dans la Vendée avaient un but personnel, et qu’ilbrûlait d’obtenir un évêché. Son ambition fut cruellementdésappointée à la lecture d’une lettre du duc d’Harcour,adressée d’Edimbourg à Stofllet, et qui contenait un Mé-moire ministériel sur les grâces à accorder à l’armée catholi-que et royale du Bas-Anjou et du Haut-Poitou, Bernier yvit, à l’article qui le concernait : «Comme l’ambition du curé« de Saint-Laud est, comme celle de tous les hommes su -« périeurs, plutôt d’amour-propre que d’intérêt, une let—« tre de Monsieur fera sur lui plus d’effet que n’en fê-te raient des grâces accumulées sur la tête d’un homme« ordinaire. »
Cette lettre, datée du 26 janvier 1790, ne put parvenirdans la Vendée que vers le milieu de février, et peude jours après, Stofflet fut pris dans une cabane oùBernier lui avait donné rendez-vous, et d’où il s’enfuitfurtivement aussitôt que Stofflet fut endormi. Les répu-blicains qui l’y surprirent savaient le mot d’ordre. Le récitde M. Beauchamp, t. iv, page 178, donne clairementà entendre que le général du Haut-Poitou fut vendu parson ami Bernier. S’il en est ainsi, le rapprochement de ladate du Mémoire ministériel avec celle de la prise deStofflet, servirait à découvrir la cause de la trahison ducuré de Saint-Laud, et les motifs qui le déterminèrentà concourir à la ruine d’un parti où l’unique récom-pense offerte à son ambition dévorante était une lettrede Monsieur.!