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Histoire des guerres de la Vendée depuis 1792 jusqu'en 1796 / par M. Mortonval
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CAMPAGNES

naces et là crainte ; les premiers pouvaient tout sur l’espritdes campagnes, les seconds n’avaient aucun empire sur lecaractère indépendant qui distingue ce peuple : ôtez leprêtre, le noble disparaît.

« Les seigneurs ne communiquaient guère avec les pay-sans que par l’intermediaire de gens d’affaires dont on n’a-vait pas toujours à se louer beaucoup. Les vexations d’a-gens féodaux, envoye's de Paris à Maulevrier, vers la finde 1789 , donnèrent lieu à un soulèvement de paysans quimenaçaient de mettre le féu au château, et qui ne lurentretenus que par la prudence de l’administration du districtde Chollet. Les agens disparurent, quatre petites pièces(modèles) de canon furent enleve'es, et conduites au dis-trict, et le calme se re'tablit : ce fut toute l’artillerie de Chol-let jusqu’à l’invasion de cette ville par les Yende'ens.

« M. de Barante dit que de tout temps les gentilshommespoitevins ont etc' ce'lèhres pour la chasse. ( Mémoires demadame la marquise de Laroche-Jacquelin, page 44-) Celaest vrai : chaque anne’e on assignait plusieurs quartiers dechasse qui faisaient les de'liceset la re'putalion des chasseurs,condamnes le reste du temps à vivre dans le cercle de leursvoisinage. Les paysans e'taient appele's aux chasses du loupet du sanglier; ils s’y rendaient par un motif d’inte'rêt par-ticulier ; mais on ne les rencontrait pas à la chasse du cerf ;ils se disposaient dans le silence à re'parer les dégâts que l’é-quipage laissait sur la trace du noble animal lorsqu’il dé-buchait de la forêt.

« En général l’homme de la Vende'e n’e'tait communicatifqu’avec ses égaux. Dans toute autre position, on le trou-vait assez froid et réservé, surtout avec l’entourage du