MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES
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Gieshubel (i),et., par conséquent, dans une éten-due qui ne cadrait ni avec la force, ni avec lenombre des colonnes ; de l’autre, les disposi-tions vicieuses des Français pour en garder lesdébouchés, ainsi que les malencontres aux-quelles ces derniers ont été en butte, sont au-tant d’indications pour tout ce que nous devonséviter dans ces sortes d’occasions, et sur les-quelles nous pouvons aisément baser les vraisprincipes.
La bataille de Culm nous servira d’exemplepour les positions de la seconde catégorie. Lagrande facilité de s’y abriter et de s’y mainte-nir militairement, nous fait une loi de les en-visager comme position tactique et stratégique.Les mouvements de conversions, pour ceux quien connaissent les détours, sont d’une exécu-tion facile et d’un avantage positif.
En général, les chaînes de montagnes, envi-sagées comme lignes défensives sont, par lesgrandes difficultés de les franchir, beaucoupplus avantageuses que les fleuves.
Les positions qu’on prend devant les chaînesdoivent être offensives, celles qu’on prend der-rière sont défensives. Se trouve-t-on protégépar les forces physiques, les premières étantsur les points les plus élevés des revers, do-minent les positions des adversaires et possè-dent tous les avantages de la tactique.
Les secondes, lorsque la chaîne est d’unegrande étendue, ont le défaut d’engendrer,quelquefois, des difficultés pour les défendre.C’est ainsi qu’en 1757 l’armée autrichienne,qui avait pris position derrière les chaînes dela Bohème et de la Moravie, depuis Eger jus-qu’au delà de Reichenherg, fut, à la suite desmouvements offensifs du roi vers l’Eger, tropheureuse de pouvoir rassembler ses différentscorps sous les murs de Prague, où se livraensuite la bataille de ce nom.
Les Villes. Les villes étant les foyers où seconcentrent ordinairement beaucoup de routes,offrent à la stratégie les avantages éminents depouvoir diriger les grandes opérations vers lesobjets principaux et intermédiaires, et de mul-tiplier les combinaisons des mouvements quinous y conduisent. Maître d’une ville, on pos-sède en son pouvoir un foyer qui ouvre plu-
(i) Et qui ont été relevées de main de maîtro par legénéral Mutïling, dans son ouvrage intitulé: Betrach-
sieurs directions, entre lesquelles on choisiracelle que les circonstances et les grandes com-binaisons stratégiques désignent comme la plusavantageuse. On y porte la majeure partie destroupes, en se servant des autres pour flanquerla communication principale, et on y opèreavec une masse concentrée, en ne prenant qu’unseul point de départ; tandis que l’ennemi, pou-vant être menacé sur différentes directions, setrouve souvent obligé d’étendre son déploie-ment stratégique pour parer les coups que sesadversaires peuvent lui porter. Ce sont de cessortes d’avantages que proviennent pour cer-tains points les grandes prérogatives de cespositions centrales, que nous devons envisagercomme les points les plus importants du théâtrede la guerre, où doivent se concentrer les res-sources de la défense et de l’attaque, et qu’onn’achète qu’au prix de beaucoup de sang et desacrifices.
L’importance de ces points est tellementgrande, que l’art doit toujours suppléer auximperfections de la nature. C’est par cette rai-son que nous voyons ordinairement, autourdes villes que les localités érigent en positionscentrales, s’élever des enceintes que l’art de lafortification met à l’abri d’une attaque subiteet d’une prompte reddition.
Les villes servent aussi de rassemblementaux ressources, sans lesquelles la guerre tom-berait bientôt dans un état de stagnation.C’est dans leurs murs qu’on dépose les muni-tions de guerre et de bouche.
Les Routes. Le réseau des routes que lamain de l’homme a étendu sur la surface de laterre, forme un des objets principaux de lastratégie. Traçant des lignes perpendiculaires,obliques et transversales, elles désignent lesdirections qu’il faut suivre pour atteindre meville, un fleuve, ou pour franchir une chanede montagnes. En facilitant aux colonnes lesmoyens de communiquer par les flancs, ellesleur offrent aussi la possibilité de rester encontact entre elles, et de pouvoir, danslescasurgents, se porter un secours réciproque.
Dans les chaînes de montagnes, les roitescôtoient les berges et les précipices, et afrèsavoir serpenté dans les directions des d fl'é-
tungen iiber die grossen Operationen und Schlacitendes Fcldziige von 1815 und 1814.