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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DE LA STRATÉGIE.

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avantages marquants pour leurs projets de dé-fense. En gardant, en avant de Hof, les débou-chés des montagnes , ils auraient pu aggraverles difficultés que les Français auraient dû sur-monter pour gagner les revers, et profiter dugrand avantage qu’un déploiement stratégiqueplus étendu pouvait leur offrir contre les co-lonnes débouchantes de leurs ennemis. Toutesles positions que présente le terrain comprisentre cestrois fleuves, possédant des propriétésstratégiques marquantes, auraient suffi pourparalyser les mouvements de Napoléon surBerlin. Des défaites comme celles de léna etd’Auerstadt, n’auraient jamais pu avoir, nonplus, des résultats aussi funestes.

POSITIONS DE LA 5 m0 CATÉGORIE.

La position de la troisième catégorie doitêtre envisagée comme terrain intermédiaireentre les deux sphères d’opérations des enne-mis. Deux hypothèses se présentent pour sonutilisation :

1. D’après la faiblesse des forces physiques,les défenseurs ne pourront opérer que sur uneseule ligne d’opérations intérieures, ou

2. La force des armées étant assez grande ,les défenseurs manœuvreront sur deux lignesintérieures pour défendre les deux fleuves quiles couvrent.

Les avantages qui peuvent en résulter nedériveront, pour le premier cas, que de la pos-sibilité de manœuvrer avec une sorte de pré-pondérance vers l’un ou l’autre fleuve ; le se-cond , au contraire , offre aux défenseurs quisont couverts par les deux fleuves , non-seule-ment les moyens de s’opposer aux mouvementsoffensifs que les assaillants dirigeront contre leslignes défensives ; mais dans le cas que le partiolfensifse portât vers les objets des opérationsdu terrain enclavé, ceux de pouvoir, en réunis-sant les deux armées en une seule masse,résister à ses attaques.

C’est ainsi qu’en 181 T, si les forces de l’ar-mée française avaient pu faciliter ses opéra-tions, Napoléon aurait pu se maintenir entre laMarne et l’Aube. Le prince Blücher s’étaitavancé sur Saint-Dizier, Vitry, etc., la grandearmée sur Bar; mais les Français avaient ététrop faibles pour en défendre les passages,comme les combats de Bar, livrés entre lestroupes du duc de Trévise et du comte Giulay,

et de Châlons entre celles du duc de Tarenteet du général Yorck le prouvent.

Les Marais. Un manque de communicationsassurées et faciles , l’impossibilité d’y faire undéploiement stratégique avantageux, la stéri-lité du terrain , l’insalubrité de l’air qui pro-vient des émanations marécageuses, en fontune région que la stratégie doit plutôt éviter.

Les Chaînes de montagnes, envisagées commelignes de défense, nous offrent trois catégoriesde positions :

1. Sur les revers de la chaîne, ayant le sys-tème des montagnes à dos ou sur le flanc;

2. Sur les plateaux dans la chaîne même;

3. Derrière la chaîne qui couvrira la position.

Un des points importants est de bien con-naître les plateaux culminants, les nœuds desvallées, qui servent de points de repos et decamps pour le déploiement des troupes, et lesdifférentes routes qui mènent à traversla chaîne.Le terrain où les eaux se partagent nous indi-quera les points élevés ; et la naissance des dif-férentes sources, les nœuds des points culmi-nants.

Lorsqu’on est dans l’offensive, le principalest d’ordonner la marche d’après les avantagesdes localités, afin de ne pas rompre l’harmoniedes colonnes. Les directions des fleuves, quiprennent leurs sources dans les chaînes, doi-vent nécessairement attirer notre attention,pour ne pas multiplier les difficultés que lanature agglomère dans ces sortes d’accidents.Leurs oscillations étant ordinairement perpen-diculaires ou obliques à la chaîne principale,peuvent servir d’indication pour le partage etla direction des colonnes. Mais ces oscillationsétant quelquefois sujettes à des détours subits,qui les conduisent dans des directions paral-lèles aux chaînes d’où les fleuves prennent leurssources, comme l’exemple que nous offre l’Elbedu côté de Pardubitz, elles nous obligent alorsà forcer plusieurs lignes défensives et augmen-tent les difficultés du passage.

Dans la défensive, le principal est de se pla-cer de manière à pouvoir arrêter les colonnesdébouchantes.

La campagne de 1813 et les opérations del’armée de Bohême, nous offrent des exemplesbien intéressants pour ce genre de guerre. D’uncôté, les fautes commises par l’armée alliée enfranchissant l’Erzgebirge entre Chemnitz et