I)K LA STRATÉGIE.
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qui est renforcée par quatre places fortes, et septforts, celle de la Bulgarie sur la ligne trans-versale oblique de Rouschtschouk, Sclhoumlaet Varna, et sur la chaîne du Ilœmus (1) ; enfinla sphère de la Roumélie se trouve basée surl’objet principal des opérations, Constantinople.Nous les indiquerons par sphère d’opérationsdu nord, sphère mitoyenne et sphère du midi.
La force matérielle des Turcs étant bien au-dessous de celles des Russes, la sphère d’opéra-tions du nord, quoique basée sur une ligneaussi forte que le Danube, ne possède pour euxqu’une force négative. Son intégrité ne pour-rait être conservée que par la prépondérancedes forces physiques, et des victoires constantesseraientles seuls moyens que les Ottomans au-raient pour s’y maintenir. Un cas pareil esttout à fait inadmissible, et ayant senti eux-mêmes leur grande infériorité tactique, ilsconsidèrent la ligne du Danube comme leurligne défensive frontière.
La sphère mitoyenne défendue par la lignedu Danube vers le nord, par la chaîne duHœmus vers le midi, et coupée obliquementpar la ligne transversale de Rouschtschouk,Schoumlaet Varna, est désignée, par la natureet l’art, pour être le vrai échiquier Stratégiquedes Turcs dans une guerre contre les Russes.
Dans le cas de l’abandon de la ligne du Da-nube , Schoumla peut devenir le pivot principal
(i) Cette chaîne de monts, sur laquelle le simple voya-geur n’a pu jeter qu’un regard furtif et d’une efficaciténégative, que les circonstances avaient soustraite jus-qu’à présent aux regards attentifs du géologue ou dumilitaire observateur, où nous ne connaissons ni lespoints culminants, ni les directions des vallées, ni leursnœuds, ni les plateaux, ni l’entrée desdifférents défilés,ni leur étendue, ni les contreforts et les vallées trans-versales qui en proviennent, n’a été, jusqu’en 1828, qu’unchaos ténébreux, où tout nous Éloignait d’un résultatefficace, par l’ignorance du principe. Le passage de cette
des opérations défensives. Pouvant, avec faci-lité, contenir dans ses murs une armée respec-table , adossée aux versants septentrionaux duHœmus, cette place située à peu près à mi-chemin de Rouschtschouk à Varna, peut fa-voriser les tentatives des défenseurs vers cesdeux places flanquantes de la ligne transver-sale, et forcer les assaillants à observer avecattention l’espace compris entre les deux com-munications qui mènent à Rasgrad et Pravodi.
La sphère d’opérations delà Roumélie est ledernier terrain stratégique. Une fois que laBulgarie est conquise et que la chaîne des Bal-kans est franchie, les grandes difficultés de lanature ou de l’art s’aplanissent. Les rameauxdu Tékir et de Strandschea, oscillant dans unedirection parallèle aux grandes communica-tions qui conduisent de Schoumla et Pravodià Constantinople, offrent moins de difficultésà vaincre. Si le terrain compris entre les élé-vations est peu fertile, en revanche, les con-trées avoisinant les deux mers sont assezabondantes et offrent plusieurs ressources.
Toutes ces considérations prouvent d’une ma-nière évidente , que l’écliiquier stratégique leplus important pour l’intégrité de l’empireOttoman, est celui de la Bulgarie. C’est là quedoivent se rassembler toutes les forces physi-ques des Turcs, pour disputer celte conquêteà leurs ennemis.
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chaîne par l’armée russe, en 1829, nous a facilité lesmoyens d’en connaître tous les détails nécessaires pourrégler nos opérations dans cette partie intéressante dela Turquie d’Europe. Ce système de montagnes se di-rige de l’ouestà l’est, se sépare à Kapuli-Derbent (portede Trajan) du mont Rhodope , et oscille dans la direc-tion de l’est par la partie septentrionale de la Roumé-lie, jusqu’à la mer Noire, où cette chaîne aboutit au capEmineh, après avoir laissé vers le midi les rameaux duTekir et du Strandschea.