DES TROIS ARMES.
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fanterie combinée avec celle de l’artillerie peutse diviser en trois catégories, qui sont :
1° Les engagements des lignesdebalaillequicomprennent en eux la défense des différentsaccidents de la position que ces lignes occupent ;
2° Les mouvements offensifs que l’infanterieprononce dans le dessein de s’emparer d’unposte ou pour former une brèche ;
3° Les combats qu’elle livre en protégeanten général la retraite des troupes.
Dans les engagements de l’infanterie com-binés avec l’artillerie, cette dernière commencetoujours le combat, car ses projectiles fran-chissant de grands espaces, elle peut entamerson ennemi même dans un éloignement assezmajeur. Les tirailleurs qui s’avancent à unecertaine distance en avant de la masse primi-tive, forment la seconde gradation de l’enga-gement , et l'infanterie, dont les colonnes sontpréparées pour recevoir ou pour opérer le choc,nous donne la dernière et définitive.
Ces trois différentes gradations successivesde l’action de ces deux armes combinées, doi-vent à peu près servir de principe normal àtous les engagements de l’infanterie avec l’ar-tillerie, et renferment justement en elles lesdeux époques différentes qui doivent caracté-riser chaque action, et qui sont : la prépara-toire , ou celle qui protège le mouvement etfacilite le choc, et la définitive qui le décide.L’artillerie et les tirailleurs protégeront etprépareront le choc, tandis que les masses del’infanterie le décideront.
Mais ce principe, tout général qu’il soit,possède cependant ses inversions, par rap-port aux formations diverses auxquelles onassujettit la masse agissante, et par rapport auxmodulations dont on se sert pour la mettre enaction.
L’action de la troupe offensive, qui a sou-vent la possession de différents objets pourbut, repose aussi à son tour sur des règles gé-nérales , qui doivent servir de principes qu’ilfaut appliquer à tous les cas, et qui sont : lechoix d’un terrain favorable et une formationqui facilite l’action de chacune des armes.Cette dernière observation surtout repose surun principe si vrai, et elle est d’une consé-quence tellement majeure, que toute formationqui ne serait pas basée sur cette règle, seraitvicieuse. Si la disposition des tirailleurs mas-
que les feux de l’artillerie, ou si les batteriesempêchent les masses d’infanterie d’entrer enaction, il n’en résultera jamais autre chosequ’une défaite.
Pour ce qui regarde le choix de l’artilleriequ’on emploiera pour seconder l’infanterie,on pourra le baser aussi sur un principe nor-mal, qui se rapporte tout à fait à la topogra-phie du point où l’on combat. Si le terrainoffre quelques difficultés , il vaudra mieuxemployer de l’artillerie à cheval, qui, par salégèreté et la facilité avec laquelle on peut lafaire mouvoir, possède plus de moyens de sur-monter ces petits obstacles. Si le terrain, aucontraire, est uni, et n’offre aucune difficulté,on pourra se servir de l’artillerie à pied et avecles mêmes avantages.
Un mouvement offensif peut se prononcerde deux manières differentes :
d° En faisant mouvoir toutes les troupes quiforment la première ligne de bataille, et enassujettissant successivement le mouvementde la seconde et de la réserve à celui de lapremière ;
2° En ne faisant avancer qu’une partie destroupes vers un point dont on veut prendrepossession.
Le premier mouvement se partage en mou-vement en ligne parallèle et en échelons.
Quoique le principe du premier mouvementparaisse le plus simple, puisqu’on fait avancerles troupes simplement en avant, le terrain,les circonstances et l’ennemi en rendent cepen-dant l’exécution presque impossible. Les sinuo-sités et des coupures souvent difficiles à fran-chir, paralysent toujours le mouvement d’uneligne étendue, et on aura rarement un avan-tage assez marqué sur tous les points du champde bataille, pour pouvoir prononcer partoutun mouvement offensif.
Ayant égard aux chances avantageuses etdéfavorables auxquelles on est en butte sur lesdifférents points, si les circonstances amenaientune fois la possibilité de faire participer toutela masse des troupes au mouvement offensif,on sé servira plutôt de celui en échelons, carson exécution est la moins difficile. Ce qui lafacilite encore plus, c’est que ce mouvementpeut se régler sur trois points différents, quisont l’un des deux flancs ou le centre, qu’onpeut disposer à volonté les distances entre les
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