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EXAMEN RAISONNÉ
échelons ainsi que leur force (1), qu’on peutplacer les réserves de manière à avoir toujoursune masse puissante qu’on peut mettre en ac-tion et même moduler le mouvement, ainsique la composition des différentes parties, ense conformant aux difficultés du terrain qu’ellesdevront parcourir.
D’après le principe normal, l’artillerie et lestirailleurs protégeront le mouvement offensif.Les pièces de la partie avancée formeront jus-tement les batteries primitives, tandis que lesadjacentes chercheront à concentrer leurs feuxavec les premières. L’artillerie de réserve,placée derrière les échelons du flanc avancé,épiera le moment favorable pour entrer enlice, et si l’ennemi prononce son mouvementrétrograde, elle se portera, par un mouvementde conversion, contre les adversaires, tâcherade se placer de manière à pouvoir faire usagedes feux obliques ou d’enfilades, tandis que lestroupes qui la secondent, chercheront à profi-ter de chaque flottement qui se manifesteradans les rangs de l’ennemi.
L’artillerie, sous la protection de laquellemarcheront les échelons, n’étant pas assujettieà un mouvement bien plus accéléré que l’in-fanterie qui les forme, on y emploiera les bat-teries de gros calibre et de l’artillerie à pied.Celle, au contraire, qui devra opérer le mouve-ment de conversion, étant obligée de l’exécuteravec promptitude, devra être de l’artillerie àcheval.
Quoique l’exécution du mouvement en éche-lons soit plus facile que celui d’une ligne quise meut parallèlement, on n’est aussi que fortrarement dans le cas de faire usage de ces sor-tes de manœuvres. Sur toute l’étendue de laligne, les engagements sont ordinairement d’unenature trop différente, et lorsqu’on se trouvedans l’offensive sur un flanc, on se trouve re-jeté sur la défensive sur l’autre et, par consé-quent, pour ne pas rompre d’une manière vi-cieuse la contiguïté de la ligne de bataille, onest obligé de s’astreindre à des combats soute-nus par des partis, jusqu’au moment où la dé-faite d’un des combattants étant décidée, il setrouve obligé de battre en retraite. La poursuite
(0 En prenant, par exempte, 50 à 60 pas de distanceentre les échelons, et en formant chaque échelon d’unebrigade.
se prononce alors sur tous les points, dans la-quelle, comme nous l’avons déjà vu, c’est à lacavalerie et non à l’infanterie qu’appartiennentles plus nombreux lauriers.
Lorsqu’un parti d’infanterie est chargé des’emparer d’un poste ou de former une brèche,et qu’on lui assigne de l’artillerie pour le se-conder dans son opération, la formation en uneseule masse offensive est toujours la plus avan-tageuse; car, de cette manière, on dirige vers lepoint décisif toute la masse des troupes qu’onveut employer. Le nombre des troupes qu’onassigne pour l’exécution doit être proportionnéà la force du poste dont il faut s’emparer, ouà celle des troupes qu’on doit combattre, et laformation de la masse offensive, assujettie aunombre d’infanterie et d’artillerie qu’on em-ploie. Si l’on n’engage qu’une force minime, àlaquelle on n’ose pas même accorder beaucoupd’artillerie, pour ne pas perdre l’efficacité desfeux collectifs, il vaut mieux ne pas diviser lespièces, en les laissant toujours en masse, et dis-poser l’infanterie de manière à pouvoir opérerle choc sans que son mouvement puisse êtregêné par l’artillerie, ou à pouvoir la défendreen cas de nécessité. Si, au contraire, l’artille-rie est en assez grand nombre, on pourra lapartager en parties, tandis que les intervallesqui les sépareront seront remplis par les ti-railleurs et serviront aussi de débouchés pourles bataillons assaillants.
Si le choc de la première ligne n’a pasréussi, alors c’est à la seconde à réparer cetort. Pendant que l’infanterie est aux prises,l’artillerie, ne pouvant prendre part à l’enga-gement , doit du moins être utilisée pour lesmouvements ultérieurs. La section de droitefait aussitôt un mouvement de conversion versla droite, et celle de la gauche un autre versla gauche. Les bataillons de la réserve accom-pagnent les deux sections d’artillerie.
Si le choc de l’infanterie a été repoussé àdouble reprise, les sections d’artillerie de ladroite et de la gauche, qui se seront avancéesà la portée des cartouches à balles, feront quel-ques décharges, et les bataillons qui les accom-pagnent , se trouvant par leur position dans lesdeux flancs des vainqueurs que les chocs et lesfeux de l’artillerie auront passablement désor-ganisés, posséderont toutes les chances avan-tageuses en leur faveur, et leur dernier choc