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EXAMEN RAISONNÉ
Mark-Kleeberg ; le régiment des hussards deGrodno devait prendre position devant Wa-chau, tandis que le régiment de landwehr deSilésie lui servirait de réserve.
Le général comte de Pahlen engagea lecombat en faisant avancer une batterie d’ar-tillerie à cheval, et fit faire un feu meurtriersur les masses de cavalerie ennemie. Sa cava-lerie marchait dans l’ordre suivant : Les réffi-
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ments de hussards de Soum et de Loubenétaient en tête, après eux venaient le régimentdes cuirassiers de la Prusse Orientale et lesuhlans de Silésie; ensuite venaient les cuiras-siers de Brandebourg et de Silésie. Les uhlansde Tschougouef et le régiment de cosaques deGrecof reçurent l’ordre de se porter de Stœrm-tlial dans le flanc droit des ennemis.
La cavalerie française, sous le commande-ment du roi de Naples, forte de 8,000 che-vaux, se forma en une colonne profonde; ellese trouvait sous la protection d’une artillerienombreuse, qu’on plaça sur les hauteurs der-rière Wachau, dont le feu meurtrier, en pre-nant les alliés en flanc, paralysait leur mouve-ment offensif. Persuadé que l’ennemi recevaitle combat dans la plaine entre Lieberlwolkovitzet Gossa, le comte de Pahlen résolut de lomhersur son flanc gauche, et rassembla la majeurepartie de ses régiments (3 régiments de cuiras-siers, 1 régiment de dragons et 1 régiment deuhlans) sur son flanc droit.
L’ennemi prit l’initiative des mouvements,et attaqua la cavalerie des alliés. Les chocsse succédaient presque sans interruption. Lesescadrons repoussés se repliaient sous la pro-tection de leurs réserves, s’y reformaient et re-venaient de nouveau à la charge. L’artillerie àcheval russo-prussienne se signalait par un feumeurtrier et par sa coopération aux attaquesde la cavalerie.
L’équilibre des forces physiques n’étant pasen faveur des alliés, et une partie de leur ca-valerie du flanc droit ayant été désignée pourtourner le flanc gauche des ennemis, leur pre-mière ligne de bataille succomba momentané-ment aux attaques réitérées de la cavaleriefrançaise. Heureusement, les régiments du flancdroit, à force de manœuvres et d’efforts, par-vinrent à mettre l’aile gauche des ennemis endanger; avantage d’autant plus grand, qu’ilparalysa leurs mouvements offensifs. La cava- |
lerie française, qui venait de combattre en li-gne, se vit obligée de former des colonnes pourassurer son flanc.
Dans ce moment on vit paraître le corps ducomte Kienau, qui arrivait de Thrana. La ca-valerie alliée du flanc droit s’apprêta alors àtomber sur l’aile gauche des ennemis. Le comteKienau fit avancer son artillerie dans la direc-tion dans laquelle la cavalerie devait faire sonattaque, et fit un feu meurtrier. La cavaleriealliée saisit ce moment, et tombe à bride abat-tue sur les ennemis, en cernant leur flancgauche; les Français sont mis en déroute etabandonnent le champ de bataille.
La retraite étant devenue indispensable, leroi de Naples fit avancer l’infanterie qui occu-pait Wachau, et plaça une nombreuse artille-rie sur les hauteurs entre Liebertwolkovitz etWachau ; et c’est sous la protection de ces deuxarmes réunies qu’il parvint à se soustraire àtous les désavantages d’une retraite opérée sousles yeux des ennemis.
En rappelant à notre mémoire les principesgénéraux que j’avais énoncés, ainsi que lesdifférents mouvements que le comte de Pahlenfit faire à ses troupes au combat de Lieberl-wolkovitz, nous verrons, en dernier résultat,que l’artillerie et la cavalerie légère entamè-rent le combat, les lignes de bataille se formè-rent sous la protection de leur action combi-née. Celle des escadrons des lignes de batailleétait tantôt alternative, tantôt combinée avecle feu de l’artillerie; ce que l’une commençait,l’autre l’achevait, et le combat ne s’est déclaréqu’au moment où l’on mit la réserve en actionet en faveur de celui qui sut le mieux l’utiliser.Le comte de Pahlen s’y est couvert de gloire.
Obligé d’abandonner le champ de bataille,le roi de Naples aussi, comme militaire pré-voyant, fil avancer aussitôt de l’infanterie etde l’artillerie, les deux ennemies les plus ter-ribles de la cavalerie. C’est sous leur protec-tion qu’il opéra le mouvement rétrograde, etvoilà pourquoi il parvint à l’exécuter avec ordreet sans grandes pertes.
Combinaison de l’infanterie avec la cavalerie.
La différence qui existe entre les mouvementsde ces deux armes est tellement grande, qu’ellene rend leur secours réciproque bien intime