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EXAMEN RAISONNÉ
lion de l’artillerie avec celle des deux armes.
En nous conformant à cette hypothèse, l’ac-tion combinée de l’infanterie et de la cavaleriene pourrait avoir lieu, le plus souvent, quedans des occasions qui n’exigeront qu’une foi’ceinsignifiante, dont l’action se réduirait aux en-gagements d’avant-postes, de patrouilles et degrand’gardes. Les reconnaissances mêmes quiauraient quelque but un peu important et lapossibilité de rencontrer un ennemi puissant,ne doivent se faire que sous les auspices destrois armes, et à moins que ce ne soit une re-cherche qui appartienne au domaine des pa-trouilles, toutes les fois qu’on voudra recon-naître les avantages du terrain, la position quel’ennemi occupe, ou bien les forces dont ilpeut faire usage, on combinera les trois armes.■Ce n’est que de cette manière qu’on pourrasubjuguer les différentes chances du combatet surmonter les difficultés que le terrain, l’en-nemi et les circonstances opposent si souventà l’action des différentes armes.
Combinaison de l’infanterie, la cavalerieet l’artillerie.
La combinaison des trois armes est le maxi-mum de la force tactique. Elle renferme enelle tous les éléments nécessaires pour satis-faire à tous les cas, pour prévenir tous les ac-cidents, pour remédier à tous les maux etremporter tous les avantages. La base de cettecombinaison, comme toutes les probabilités desa réussite, reposent sur l’ordonnance, l’édu-cation , la disposition et le courage des troupes,ainsi que sur un certain équilibre de forcesphysiques. En adoptant, et avec justice, lesquatre premières vertus, non-seulement commeprobables, mais comme inhérentes à l’institu-tion des trois armes (î), et le cinquième cascomme gage du discernement du chef, quiévite le combat, s’il est persuadé de combattreune force triple de celle dont il peut disposer,nous surmonterons toutes les difficultés queces considérations matérielles pourraient nousopposer, et nous marcherons d’un pas plushardi dans nos discussions scientifiques.
(1) Car, sans cette supposition, il serait même difficile-de se soustraire à toutes les objections qu’il serait pos-sible d’émettre.
La combinaison des trois armes est le foyeroù se concentrent tous les rayons qui compo-sent la force de chaque arme individuellementet celle de leur liaison deux à deux; tandis quenous trouvons dans la force et les propriétésinhérentes à la nature de chacune d’elles,pourvu qu’on en fasse usage avec discerne-ment et justesse, des éléments suffisants poursoustraire leur action combinée à ces échecsdangereux que nous devons envisager commeles avant-coureurs des défaites.
Comme armes offensives, l’infanterie et lacavalerie possèdent de grandes prérogatives,et les éléments de leur force sont augmentéspar les moyens destructeurs de l’artillerie.Dans la défensive, l’infanterie sert d’égideprotectrice aux deux autres armes. La cavaleriese reforme sous sa protection, l’artillerie, sousses auspices, n’interrompit pas ses feux. L’in-fanterie se trouve-t-elle pifise au dépourvu parla cavalerie ennemie, notice cavalerie vole àson secours et remédie au mal. L’artillerieennemie a-t-elle pris nos masses poiur but, etses effets devienne nt-ils sensibles, nos» batteriess’avancent et cherchent, par un feu pl us nourri,à ralentir et même à suspendre celmi des en-nemis. Les modulations du combat nOU§ ont-elles apprêté le moment de prononcée un mou-vement offensif, dont un choc doit être lasuite, nous possédons plusieurs combinaisonsdifférentes pour les exécuter. Elles serontadaptées au terrain, à l’ennemi qu’on se pro-pose de combattre, et à la proximité de lasphère dans laquelle on doit agir, et nous pro-nonçons alors notre mouvement offensifd’aprèsune des manières suivantes :
1° Avec de l’infanterie ;
2° Avec de la cavalerie ;
3° Avec de l’infanterie et de l’artillerie;
4° Avec de la cavalerie et de l’artillerie;
o° Avec de la cavalerie et de l’infanterie;ou bien
6° Avec de l’infanterie, de la cavalerie etde l’artillerie.
Il n’y a pas de doute que ces six cas, diffé-rant par leur composition, doivent différeraussi par leur emploi et leurs résultats. Le prin-cipal sera toujours que la combinaison corres-ponde au terrain, son action au moment et àl’ennemi qu’on veut combattre, et que chaquearme prenne une part active dans la tâche