DES TROIS ARMES.
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qu’on lui réserve, el n’entrave pas, par une jmarche tâtonnante ou une action craintive et jlente, ni les combinaisons antécédentes, ni les jrésultats qu’on en attend. i
Sous le rapport de la réciprocité de leur sou-tien, l’action des trois armes peut être compa-rée à une machine de mécanique , qui ne peutse mouvoir avec régularité et dans le sens deson principe, que tant que tous les rouagesremplissent leur devoir et répondent au butqu’on a désigné à chacun d’eux. Qu’une desparties qui composent ce tout, quelquefois sicompliqué, soit infidèle à son devoir, son ac-tion devient nulle ; que les trois armes ne sesoutiennent pas réciproquement, comme lanature et leurs propriétés l’exigent, elles per-dront leur force inhérente, et on marchera àgrands pas au-devant d’une défaite.
Nous avons déjà vu qu’on se trouvait rare-ment dans le cas de prononcer un mouvementolfensif sur toute une ligne de bataille; parconséquent, les engagements de deux partis en-nemis, qui ont un choc pour résultat, ne sontordinairement que partiels, et peuvent êtrefacilement ramenés aux six combinaisons dontje viens de donner l’énumération.
Nous connaissons déjà, par nos discussionsprécédentes, la formation des armes, le mo-ment et la manière de procéder à l’engage-ment pour les cinq premiers cas, il ne nousreste donc qu’à considérer l’action du sixième.
L’ensemble d’une action générale appartientexclusivement à lacombinaison des trois armes,et c’est aussi celle que nous voyons ordinaire-ment figurer sur les champs de bataille; maisce n’est pas le cas par rapport aux mouvementspartiels dont un choc est le résultat. Les diffé-rentes combinaisons devant correspondre auterrain, il est aisé de se convaincre que celledes trois armes, par sa complication, pourrararement être mise offensivement et simulta-nément en action. Aussi, dans tous les exem-ples que nous offrenL les batailles modernes,nous voyons rarement une masse, à l’instar decelle que Napoléon fit agir à la bataille d’Aus-terlitz, composée d’infanterie, de cavalerie eld’artillerie, employée pour le même choc.
Comprenant en elle tous les éléments de laforce tactique, son efficacité ne saurait êtremise en doute, et si le terrain et les différentesallures des trois armes le permettaient tou-
jours, certes, cette combinaiso.n ne pourraitavoir que d’heureux résultats. Offrant à elleseule toutes les modulations des différentescombinaisons, elle peut aussi satisfaire à tousles cas.
Mais supposant que le cas ait lieu, voyonsla disposition dont on devra se servir. Nousvenons de voir que toutes les fois qu’on en-gage de l’artillerie, le cas présuppose une néces-sité d’efforts destructeurs, et, par conséquent,il faut donner un libre cours à ses feux. Danstous les cas où on se servira de cette combi-naison, les batteries devanceront donc les deuxautres armes. Mais l’emplacement de l’infan-terie et de la cavalerie derrière les batteriessera adapté, je ne dirai plus au terrain, car ilfaut supposer que, si on engage une massecomposée des trois armes, les accidents duterrain favorisent leur action, mais à la cir-constance et à l’ennemi qu’on se propose decombattre en ramenant la disposition destroupes aux principes que j’ai déjà discutés.
L’action offensive cl défensive des troupes,d’après les différentes combinaisons et les prin-cipes que je viens d’émettre, forme justementles modulations dont se composent les batailles,dont je me réserve d’offrir de courtes disserta-tions dans le chapitre suivant, et qui contien-dront les moments les plus intéressants, etsurtout ceux qui ont le plus influé sur l’issuede ces luttes sanglantes.
SECTION III.
CONCLUSION.
Après avoir fini ma dissertation sur les pro-priétés des trois armes différentes, sur leuremploi dans les batailles et leurs rapports en-tre elles, il serait peut-être agréable au lecteurque je rassemblasse maintenant dans un cadreétroit, mais qui répondit pleinement au but,tous les principes qui forment les éléments desbatailles, et dont la majeure partie est baséesur ces mêmes principes, qui ont été le sujetde mes discussions ; mais le nombre immensede règles, de conséquences et de considérationsprimitives et secondaires qui devraient y en-trer, <en rendent la réussite presque impossible;car les principes de l’art militaire paraissentsanctionner l’invariabilité de ces règles, et