DES TROIS ARMES.
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lorsque le général Bonaparte, qui venait de ré-tablir le combat sur la gauche, averti dudanger de sa droite, s’y porta lui-même. 11 di-rigea aussitôt l'infanterie légère de Joubertpour soutenir la 39 e , et enjoignit à la cavaleriedu général Leclerc de se porter sur le mêmepoint. Au moment où la colonne de Quasdano-wich déboucha du ravin d’Oteria, elle fut as-saillie par une attaque concentrique des Fran-çais. Joubert l’attaque sur son flanc droit, la 39 etombe sur sa gauche, et la cavalerie de Leclercla charge en front. La colonne est bientôt cul-butée dans le défilé, d’où sa cavalerie et sonartillerie n’avaient pas encore eu le temps dedéboucher, et un désordre total s’y manifeste.
Le seul avantage que les Impériaux rempor-tèrent, fut dans la direction de San-Marco,que le général Vial défendait avec sa brigade.Mais ce succès même ne fut que momentané,car au moment où le sort de la colonne deQuasdanowich fut décidé, Bonaparte soutintYial par une réserve d’infanterie et 200 che-vaux, qui parvinrent à tomber dans le flancdes troupes d’Ocskay, qui s’abandonnaient àune poursuite trop précipitée , et qui cédèrentbientôt aussi tout le terrain dont elles venaientde se rendre maîtresses.
Telle fut l’issue de cette mémorable journée,et tels seront toujours les résultats fâcheux demouvements aussi décousus que ceux des Im-périaux l’ont été dans cette journée. La positionavantageuse des Français, sous le rapport topo-graphique, la possession des hauteurs de Zoanaet de Trombalora sur leur flanc gauche, decelle de Mu tôle dans le centre, du défilé d’In-canale sur leur droite, ainsi que leur ordre de
bataille convexe, leur ayant offert les moyensde placer avantageusement leurs troupes et dediriger leur réserve vers les points menacés,les menèrent, au contraire, facilement à lavictoire.
Que le lecteur ne s’étonne pas si je m’arrêteàune époque qui appartient déjà à nos jours, etqui, par conséquent, doit être d’un plus grandintérêt à nos yeux ; s’il est pardonnable àl’historien, dont le premier devoir est la vé-racité des faits et un exposé impartial desraisons qui amenèrent les échecs et les défaites,d’effleurer quelquefois les causes qui furent lesprincipes des résultats malheureux des batailleslivrées de nos jours, dont les principaux au-teurs figurent encore en Europe, pourquoipuiserait-il à fond dans des matières aussi dé-licates, et exposerait-il, sans quelque raisonmajeure, les auteurs des maux au juste blâmede leurs contemporains?
Si le lecteur, maintenant,en lisantmes nar-rations et les vraies causes qui amenèrent lesrésultats malheureux des différentes bataillesdont je viens de faire la description, en faitl’application aux principes du catéchisme quej’ai mis sous ses yeux, il se convaincra facile-ment qu’ils ne furent amenés que par l’infidélitéaux règles dont je lui ai offert la série, et sices principes, comme j’en suis persuadé moi-même, sont insuffisants pour fixer irrévocable-ment les victoires, ils ne le seront pas dumoins pour maintenir un certain équilibre lejour d’un engagement général.
fin nu l’exahek raisonné des trois armes.