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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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SUR LA CAMPAGNE DE 1800.

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Danube à peu de distance de Neubourg, laissaune forte arrière-garde, et campa sur la rivedroite, de façon que son aile droite était ap-puyée au fleuve, et que son armée faisait frontvers le Lech.

Le 26, un corps français d’environ 12,000hommes passa le Lech vis-à;vis Friedberg,pendant que le général Molitor occupait leprince de Reuss dans la Souabe supérieure.Ce corps français avait beaucoup de cavalerie.11 s’avança, dans la nuit, de plusieurs millessur Munich; il était commandé par le généralDecaen. Le général Meerfeldt se replia devantlui, et l’électeur de Bavière abandonna sa ca-pitale.

Le général Kray occupant toujours les bordsdu Danube près de Neubourg, plusieurs corpsfrançais, sous les ordres de Lecourbe, s’avan-cèrent de Donavverlh contre les Autrichiens,pour les rejeter sur Ingolstadt.

Le 28, il s’engagea une action, où le géné-ral Montrichard, avec l’avant-garde, attaquatrop précipitamment : le général Kray, quicommandait en personne, le repoussa avecperte.

Les généraux Lecourbe et Grandjean, étantsurvenus avec leurs divisions, rétablirentpromptement la prépondérance, et culbutèrentles Autrichiens, quoique plus nombreux.

Ceux-ci, pendant la nuit, se retirèrent surles deux rives du Danube jusqu’à Ingolstadt.Auparavant ils mirent le feu au pont de Neu-bourg.

Des environs d’Ulm, les Français envoyèrentdes parLis dans le duché de Wurtemberg, oùils se firent de nouveaux moyens de continuerla guerre.

Le général Kray ne maintint qu’un seul joursa position d’Ingolstadt. Le 29, il se porta surla rive droite du Danube, vers Landshut surl’Iser. Les Français prirent la même directionpar Freisingen.

Le 27, après une affaire fort chaude avec legénéral Meerfeldt, le général Decaen étaitentré à Dachau, et, le 28, à Munich, que lesAutrichiens avaient évacué sans résistance.

De ce moment, toute l’armée française étaitcampée sur les terres de Bavière. 11 ne restaitplus en Souabe que le sorps qui bloquait Ulm,sous le général Richepanse.

On doit des éloges à la marche du général

Kray sur Landshut : elle le rapprochait du Ty-rol, et le mettait à même de menacer le flancdroit des Français. En un mot, elle était con-forme au principe immuable que j’ai souventrappelé, savoir, que les retraites doivent tou-jours être excentriques.

S’il avait pu maintenir cette position, Moreautrouvait des difficultés presque insurmontablesà pénétrer en Autriche.

Mais les Français pouvant, de Munich, déta-cher une colonne sur le flanc gauche des Impé-riaux, ceux-ci se voyaient alors séparés duTyrol, et forcés d’abandonner Landshut et touteautre position sur l’Iser.

Le général Kray devait donc tout tenter pourreprendre Munich; le plus expéditif était uneattaque ou surprise des pi us rapides, pendantque le général Decaen s était déjà éloigné decette place : il fallait aussi envoyer un grosdétachement contre ce général, et l’attaquervivement.

Les Autrichiens pouvaient, sans regret, aban-donner le Danube à leurs ennemis; tout pro-grès leur devenait impossible, tant que Krayoccupait Landshut. En cas que la reprise deMunich eût lieu, les règles de l’art exigeaientque les Impériaux passassent immédiatementl’Iser avec toute leur armée, et détachassentune forte colonne sur Augsbourg. Le flancdroit des Français se trouvait menacé; ils sevoyaient en danger de perdre leur communica-tion avec la Suisse et l’Italie.

Il est vrai que les vivres auraient pu man-quer, faute d’avoir établ? dans le Tyrol des ma-gasins suffisants. C’était cependant leur véri-table place, tant à cause de leur sûreté, queparce que ce pays devait être regardé commele centre de toutes les opérations.

Il était facile de prévoir que le général Mo-reau chercherait bientôt, par ses manœuvres,à déloger les Autrichiens des bords de l’Iser. 11lui suffisait pour cela d’envoyer un corps surl’Inn supérieur, vers Braunau.

Mais Kray, en se portant à gauche de Lands-hut sur l’inn et le Tyrol, changeait la face deschoses. Approvisionné par l’Autriche, il pou-vait ensuite opérer, à volonté, vers l’Italie, laSuisse, ou l’Allemagne.

Le général Moreau fit avancer son armée endifférents corps, spécialement dans la Bavièreméridionale, où il manœuvra sur le flanc gau-

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