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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DE LA CAMPAGNE DE 1800.

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tien de ce poste, la position de l’ennemi à CapoSan-Spirito fut entièrement tournée. En consé-quence, les Français l’évacuèrent le 5, de grandmatin, en toute hâte. Se trouvant alors rejetésde leur aile gauche sur le chemin de la côte,ils se virent contraints à se retirer sur Alassio.

Quoique le général autrichien ne pût déta-cher que de petits corps à la poursuite des Fran-çais jusqu’à Langueglia, parce que ses troiscolonnes des montagnes furent considérable-ment retardées dans leur marche par les mau-vais chemins, ils ne continuèrent pas moinsleur retraite. Le général Mêlas établit sonquartier général à Albenga.

Le 2, les Français firent, avec 3,000 hommes,une sortie de Gènes sur le point de la Coro-nata , pendant qu’une violente cannonnadefut entretenue par la place contre les autresdivisions du corps de blocus. L’attaque futdes plus chaudes : les régiments de Splény etde Nadasti furent culbutés; mais des renfortssuccessifs ne tardèrent pas à rétablir le com-bat, et le blocus fut continué avec une nouvelleardeur.

Le 7, le général Elsnitz, avec trois colonnes,attaqua les Français à Machio clelle Piètre. Ceux-ci se replièrent, après avoir fait une défensequi leur coûta beaucoup de monde. Le généralElsnitz se hâta aussi de déloger l’ennemi deMonte-Grande.

Pendant ce temps, le général Lattermanndéboucha de sa position de Bolo, attaqua lesFrançais avec le bataillon de grenadiers dePaar, les débusqua de Capo di Berta, qu’ilsoccupaient en face de lui, et les contraignit àse replier jusqu’à Poggio par Oneille et Port-Maurice.

Le 8, le général Lattermann prit poste àPoggio, en tirant vers San-Remo.

Le 6, le général Knesewich avait attaqué lesFrançais au Col-de-Tende, et les avait faitpoursuivre jusqu’à Saorgio, par son avant-garde. Ce succès rendit les Impériaux maîtresd’un poste qui flanquait tous ceux des Françaisen avant de Nice.

Le général Lattermann occupa alors la posi-tion de Cima di Battina. Le général Elsnitzreçut l’ordre d’avancer par Dolce-Acqua surla Roja, et d'y former le centre avec son corps,tandis que le général Gorrup, réuni au généralKnesewich, formait l’aile droite à Breglio. Le

général Mêlas transféra son quartier général àBordighera, et détacha quelques partis versNice : en même temps, des frégates anglaisesparurent devant ce port.

Le général Mêlas fit retrancher la position dela Roja : elle était extrêmement importante,en ce qu’elle fermait aux Français l’accès de larivière de Gènes. Les généraux autrichiensmirent dans l’occupation de cette position uneactivité digne d’éloges. Les généraux Enese-wicli et Gorrup occupaient le Col de Brois etSospello, et firent des démonstrations dans lavallée de Saint-Martin. Le fort de VIntimilleétait encore au pouvoir des Français.

Le 13 mai, Masséna fit, avec toute la garni-son de Gênes, une attaque générale sur le corpsdu général Hohenzollern : le combat dura septheures. Enfin, après les plus grands efforts,les Français regagnèrent la ville.

Le général Mêlas, dans sa position sur laRoja, voyait avec peine les Français à Vinti-mille. Il donna ordre au général Lattermannd’en tenter l’assaut. Quand les dispositions enfurent faites, les Français, hors d’état de te-nir, se rendirent au nombre de 6 officiers et100 hommes.

C’est ainsi que tout prospérait pour les Au-trichiens, bien éloignés, sans doute, de prévoirles malheurs suspendus sur leurs têtes.

La faiblesse du général Suchet, et le peud’utilité d’une position avancée, que l’on nepouvait d’ailleurs plus maintenir, le détermi-nèrent à se retirer derrière le Var, qui faisaitautrefois la frontière de France dans celte par-tie. Le général Gorrup, qui le suivait pas à pas,entra bientôt dans Nice.

Le général Mêlas ne discontinua cependantpoint de faire travailler aux retranchementsde la Roja, pour en tirer avantage en cas deretraite; mais il se porta sur le Var avec toutesses troupes, et détacha les généraux Knesewichet Gorrup par le Col-de-Tende, pour renforcerle général Kaim, en Piémont.

Bientôt, alarmé lui-même par le bruit dupassage des Alpes par les Français, il aban-donna au général Elsnitz le commandement ducorps sur le Var, et se dirigea, en personne,vers le Piémont.

Je l’ai dit : la conduite des Autrichiens enItalie ne peut être blâmée ; je crois, néanmoins,qu’ils auraient pu faire mieux encore, puisqu’ils

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