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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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HISTOIRE

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de Gênes, comme formant réellement par eux-mêmes un état de guerre, une colonie militaireindépendante, portant en elle-même tous lesmoyens de sa propre conservation etdesadurée.

Quant au gouvernement Impérial, à l’imita-tion des Français, il fallait qu’il s’occupât, avectoute la célérité possible, de la formation d’unearmée de réserve ; il fallait que celte armée ,rassemblée sous Manloue, opérât sa jonctionavec la Ligurie. A la tête d’une force aussiredoutable, le général Mêlas entreprenait unepuissante diversion; il pénétrait en Provence.

Une colonne se portait par Vence, Grasse,Fayence,el avançait, autant que possible, jus-qu’à la Durance. L’autre marchait sur Toulon,en côtoyant la mer, et de concert avec la flotteanglaise. Elle était couverte sur le flanc, etdos à dos, par le corps qui occupait le nord dela Provence, dans le cas où l’on se serait vuforcé à la retraite. Mais il fallait, pour cela,que les Français fissent agir une force propor-tionnée; et alors quelle puissante diversion!quel retard, ou même quel changement apportéaux entreprises de l’armée de réserve et de celled’Allemagne ! Gênés tombée , les Impériauxopérant à couvert et sous l’appui des placesfortes du Piémont, avaient-ils beaucoup à re-douter d’être entamés de ce côté? Nous verronsplusbas qu’ils étaient même en situation d’agiroffensivement.

Ce n’est pas, néanmoins, que je prétendeabsolument blâmer le général Mêlas d’avoirmarché contre l’armée de réserve; mais je sou-tiens qu’il fallait le faire plus tôt, si toutefois on11 e prenait le parti opposé, tel que je viens dele décrire. Il ne faut pas oublier que si Massénaavait eu des vivres pour cinq jours de plus,les Autrichiens auraient été contraints de leverle blocus ; et voilà quel eut été l’elfeL désas-treux de l’imprévoyance, de l’irrésolution etdes demi-mesures : on avait Gènes à dos, lesFrançais en avant et sur le flanc gauche.

En refusant de marcher au-devant de l’ar-mée de Bonaparte, il est incontestable que le

(U Quelques personnes éclairées auraient été d’avisque je supprimasse tout l’article que l’on va lire ; ellesétaient choquées du ton railleur qu’y a pris l’auteur,pour discuter des points d’une si grande importance. J’aicru, néanmoins, quecette discussion ne serait pas sansintérêt pour les militaires qui font une étude approfon-die de leur état; mais j’ai pensé aussi qu’il était suftl-

général autrichien attirait sur lui l’animad-version de l’Europe entière. La cour de Viennel’aurait probablement regardé comme un traî-tre, jusqu’à ce que son plan se fùtdéveloppé,et que le succès l’eût justifié.

C’est ainsi que le grand Turenne fut pour-suivi par les clameurs de ses ennemis, lorsqu’ilévacua l’Alsace et se retira en Lorraine. Maisil les réduisit bientôt au silence, et les forçamême à l’admiration, en rentrant victorieuxdans cette province ; et l’on reconnut alors quec’était pour la conquérir pbus sûrement, qu’ill’avait abandonnée aux Impériaui.

Reprenons le récit des événements.

La garnison autrichienne sort e d’Ivrée, etportée, par des renforts venus de Turin, jus-qu’à 5,000 fantassins et 4,000 hommes detroupes à cheval, s’éUit postée derrière laChiusella, sur les liautemrs de Romano. Le gé-néral Lannes reçut l’iondre de forcer le passagede la Chiusella; il se présenta le 20 mai sur lebord de celte rivière.

La 6 e demi-brigade; d’infanterie légère faisaitla tète de la colonne , et commença l’attaque.Moitié passa sur un pont, moitié en marchantdans l’eau, sous un feu épouvantable de mi-traille et de mousqueterie. Les Autrichienslâchèrent pied: 2 régiments, qui formaientla deuxième ligne, paraissaient vouloir tenir,mais un autre corps français vint appuyer la6 e demi-brigade, et on arriva en présence d’uncorps de cavalerie fort nombreux, qui était entroisième ligne.

Cette cavalerie chargea trois fois les deuxdemi-brigades, mais les Français repoussèrentchacune de ces charges, et se trouvèrent bien-tôt maîtres du champ de bataille.

Comme il est dit dans le rapport fait surcette action, ainsi que dans nombre d’autres,que des charges de cavalerie ont été repousséespar la force de la baïonnette seule, je crois de-voir présenter ici quelques réflexions sur celtearme, et en même temps sur les attaque de lacavalerie contre l’infanterie ( 1 ).

sant de donner aux lecteurs français la sontne desidées de l’écrivain allemand. Peu d'entre eux auraienttrouvé du charmeuses plaisanteries, par exemple,lors-qu’il dit que la baïonnette ne conviendrait ju’a desmarionnettes, que c'est une broche à alouettes .LerchenSpiess), que l’infanterie ainsi armée ressemHe à unetroupe de baladins ( Pickel-Heringen). (Note eu Trad.)